L’accomplissement d’une vie est un dossier de papiers colorés.

Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous.

Hum..On dirait bien que je vais pas poursuivre pour le moment les aventures dessinées de la MANAA . Peut être que je les continueraient plus tard dans l’année.

Outre ça, je nage la brasse dans le travail (C’est parce qu’on a eu design de mode..). Et on a tellement de choses à faire… J’ai été plus productive en 3 mois qu’en 18 ans de vie. Bref. Du coup on ramène des pierres en cours, on dévalise les centre commerciaux pour trouver une fuc*ing chemise blanche en moins de 24 heure, on emballe des trucs en carton dans du carton… La MANAA quoi.

Le tout est de rester parfaitement calme est sereine malgré une triple montagne de devoirs, des nuits de 5 heures en moyenne, et l’obligation de rester productive même en situation de stress intense. Easy.

 

Mis à part le boulot, l’ambiance est trèèèèèèès cool. On commence à connaitre les profs et leurs petites habitudes. On monte des projets. On organise des trucs. C’est bien la meilleure classe que j’ai jamais connue.

Des liens entre les personnes se crées, se renforcent. Forcement, être ensemble dans la même galère, ça rapproche. On s’entre apprivoise. Et ça me rend si heureuse de réaliser cet état de fait.

En vrai j’aimerai bien raconter autre chose que des sujets se rapportant à la MANAA, mais je m’aperçois que j’ai plus trop de vie à côté.. Bah, quand j’y pense, c’est franchement pas si mal. J’ai des amis en MANAA, et mine de rien je m’amuse bien. Alors si ma vie doit se résumer à ça, je suis contente.


Ah si ! J’ai eu ma remise des diplôme du BAC. Ô joie.. En soi je n’ai absolument rien contre mes profs. D’ailleurs je les aime franchement bien, c’est la partie la plus positive des mes années lycées.  (ça, et les buffets offerts par l’administration après les réunions). D’ailleurs c’est peut être un peu ça le problème.

Le lycée, j’y ai souvent essayé de trouver ma place, mais au final, j’ai la très forte impression de jamais y être arrivée, malgré de nombreux efforts. Alors je bossais, parce que c’était surement ce dans quoi j’étais le plus douée. J’ai bossé à m’en rendre malade, parfois. A un moment j’ai même cru que j’étais devenue accro au travail. Ça me terrifiais et me boostais à la fois. C’était effrayant.

Maintenant, je travail me booste toujours autant, mais je n’ai plus cette espèce ‘d’addiction’. Je crois que je suis plus sereine face au taf.

Bref. Du coup j’ai eu ma remise des diplôme. L’achèvement définitif de tout ma vie scolaire. Toutes ces années d’efforts et de stress qui tiennent dans ma main, dans un dossier de papier coloré. Ça semble si futile.

Alors pour oublier ce grand vide, je raconte mon présent à mes profs. Je me concentre sur le positif. Et je vais défoncer le buffet gratuit.

Maintenant j’ai mal au bide, et du travail à faire.

Ainsi va la vie.

Sinon, pour vous prouver que je fais quelque chose de ma vie, voici quelques dessins.

 

Des plantes.. des plantes..DES PLANTES chez une Magical Manaa !
Sur votre gauche : L’application d’une élève studieuse au travil. Sur votre droite :  » PUTAIN J’AI AI MARRE J’VEUX DORMIR »
J’étais même pas bourrée !
– « La gare est vide.  » -« NAN SERIEUX ?! »
Attendre un mec de merde. Dessiner le centre George Pompidou en contreforme. La base.
C’est l’automne ! Et il me reste 3 semaines pour finir mon carnet !
Rien à dire
Fuck l’encre de Chine, je passe au Broux-de-noix.
Une poubelle à souvenir sur une page moche.

Allez, Bonne nuit les gens. Profitez de la vie.

 

Inertie


 

Etat : 

Mange : Du flanc et des nounours en chocolat et guimauve et marshmallows.

Boit : Tisane verveine

Regarde : Rien

Lit : Mes carnet, pour voir si j’ai pas fait de fautes.

Ecoute :  If I’ve been enlevoped in tenderness, by Yumi Matsutoya

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La terreur des foutus escaliers et du couloir jaune.

Bonjour, bonsoir à toutes et à tous.

Joyeuses début de vacances de la Toussaint (pour ceux qui en ont). Allez donc shooter dans des tas de feuilles mortes, et faire des peintures des arbres qui se couvrent de couleur pour se démarquer du lavis de gris composant Paris.

J’espère que votre début d’année c’est bien passé, que reprendre le rythme du travail n’a pas été trop dur, que vous vous êtes intégré dans un groupe de gens avec qui vous en entendez de façon relative.

Moi j’ai pris le rythme de vivre seule, dans ma petite chambre. J’ai compris en pratique pourquoi avoir une éponge en plus pour laver l’évier, c’était très important. J’ai aussi compris à quoi servait concrètement le couvercle des poubelles. J’ai appris que l’aspirateur et la serpillière étaient des choses précieuse. Et outre cet apprentissage de la vie sur le tas, je commence à apprécier les petits moments seules où je peux me détendre, après une journée de cours. Par exemple en regardant un épisode de Rick and Morty en sirotant mon lait de riz chaud au sirop d’érable et à la cannelle avec des petits biscuits. Le top !

A l’école aussi je prend le rythme. Je me découvre de stupéfiantes capacités de production artistique dont j’ignorais en avoir la réserve. J’ai l’impression d’avancer et de m’améliorer. C’est très satisfaisant. Les petites habitudes se crées : Le rendez-vous à la machine à café aux pauses du matins et de l’après midi, le choix stratégique de ta place dans la file de la cantine pour calculer avec qui tu veux être à côté, notre petit groupe masochiste qui reste dans la salle de classe le vendredi soir à travailler jusqu’à 19h30, la descente des foutus escaliers le mercredi et les foutus couloirs jaunes, parfois.

J’aime bien mon école.

Et comme je vous aime bien aussi, j’ai fais une petite BD non-finit, je la finirais dans le prochain article. C’est surement moins bien que les autres strips, mais c’est trop compliqué pour moi de m’investir autant qu’avant sur ça, j’y consacre moins de temps. Mais bon, ça paye pas de mine, c’est sans prétention. Enjoy

 

Strip okayBD okayBD okay 3

 

BD okayBD okay5

 

… La suite des secrets de la MANAA révélés dans le prochain article ! (en vrai j’ai honte de couper ma BD comme ça, je suis pas fière).

Pour me rattrapé j’ai pas mal de dessins a vous montrez. Si ça vous intéresse, les voici.

 

La pelouse devant l’école
L’église Saint Eustache. Avant la nuit blanche.
Le RER C
Elle est raté, mais elle est vachement drôle.
Les kamarades

 

La salle ultime et l’épuisement des autres quand je remonte.

 

Champs de mars

 

Arche. « Elle est à vous cette étoile ? »

 

Le but implicite d’une conférence : Dessiner et faire chier mon voisin d’à côté.

 


 

Allez, c’est pas qu’il est plus de 2 heure du mat’, mais je vais m’arrêter là. Bon Halloween si je repost pas avant. J’aimerai bien écrire des choses plus intéressantes que mes apprentissage des couvercles de poubelle, mais je trouve pas de sujets pas trop privés à aborder.

Bah, je les diraient en métaphore au prochain article, comme je sais si bien le faire.

Love

Inertie


 

 

Etat : Légèrement blasé de moi-même quand je repense à certains trucs que j’ai dis/fais

Mange : Des steaks véganes

Boit : Sirop pour la toux

Regarde : Tumblr et un problème qui lentement se crée

Lit : Mes propres articles

Ecoute : Lettre à Zoé, Fauve/ Stand as one, Mat Bastard

 

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Le bleu tristesse

Mesdames et messieurs, je ne vous souhaite ni bonjour ni bonsoir.

Si vous vous vous apprêtez à lire cet article dans le but de vous détendre, de vous divertir, de passer un bon moment, alors je vous invite à cliquer sur la petite croix rouge. Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’être joyeuse ni aimable.

J’aurai prévenu ceux qui veulent continuer leur lecture. Venez pas vous plaindre après.

____________________________________________________________________________

Y a pas mal de choses dans la vie qui m’emmerdent. En voici une petite liste non-exhaustive : Le bruit de quelqu’un qui se mouche ou qui tousse a côté de moi, les poils d’animaux, le bordel, les gens qui mettent leurs pieds dégueulassent sur mon lit quand je les invitent, les mascu/macho, le bruit du grattement des ongles sur le papier, quand je foire une surprise, dire  »bonjour » et  »au revoir »…

Et puis y a les choses qui m’emmerdent de manière bien plus forte et concrète :  Avoir envie de vomir à cause d’un surplus d’émotion par exemple, faire des crises d’angoisse, savoir que j’agis/pense comme une grosse gamine ou encore savoir que quelqu’un me déteste et me méprise.

En ce moment, ce qui me fais chier principalement, c’est d’être triste. (Et à la première personne qui vient me faire sa putain de moral en mode  »c’est le karma, bien fait » ou autre remarque à la con, je l’envoie cordialement manger son caca). Parce que j’ai trop été triste pour rien. Pour aucune raison. Pendant trop longtemps. Et il y a quelques temps, j’ai eu l’impression que je m’en était sortie, de cette saleté. Ça a été un moment plutôt court et incroyablement puissant. Je pense que je m’en souviendrais longtemps. Parce que j’étais heureuse, sincèrement, entièrement. Je n’émanais que de la joie pure, et en souhaitais,  sans aucune arrières pensées, à tout mes proches ainsi qu’à tout les êtres humains de la Terre.

Mais il faut bien redescendre à un moment donné sur le plancher des vaches. Pour devenir actrice de ma vie qui se modifie par grands coups de tsunamis, provoqués la plupart par moi-même. J’aime bien la métaphore du tsunami pour exprimer ces changements. Parce qu’il sont incroyablement puissants, qu’ils dévastent tout sur leur passage et que rien ne repoussera jamais comme avant après eux. Ils effacent la routine, les paroles, les promesses, les complicités et les rêves. Ils détruisent même les étoiles.

Surement qu’au fond j’en avais besoin, de ces tsunamis. Ils m’ont fait grandir, pour sûr. Ils ont fais disparaître toutes mes bases, mes habitudes, tout ce que je prenais pour acquis. J’aime malgré moi vivre ma vie en mode difficile.

Seulement les tsunamis laissent des traces, des cicatrices. Des foutues traînées de boue. Elle salissent toutes les belles choses et elles ont du mal à partir. Et moi, j’ai l’impression que, sans que je m’en aperçoive, mon premier tsunami m’a laissé une cicatrice, qui n’a cessé de s’agrandir avec les autres qui ont suivis. Maintenant c’est une plaie ouverte.

Aujourd’hui, je suis ballottée par les vagues. Épuisée, je flotte en faisant la planche tout en regardant le ciel aux couleurs fanées d’un œil fatigué. Ma plaie saigne lentement mais en continue. Je crois que mon dernier tsunamis en date a été celui de trop. Il m’a emporté au loin, je ne sais plus où est la terre ferme. La grosse vague m’a bien assommée. Elle m’a sapé mes dernières forces qui pouvaient me servir à nager vers le rivage.

Dans ma tête un nombre incalculable de souvenirs aux couleurs trop vives à mon goût surgissent sans crier gare. Les moments joyeux chantent et dansent devant mes yeux, tous plus beaux et précieux les uns que les autres. Avant.

Maintenant je suis là, à faire la planche sur un océan dont je ne connais pas encore le nom, avec une foutue plaie ouverte au 4 vents, regardant mes souvenirs me narguer. C’est limite s’ils ne me font pas des doigts d’honneur, les merdeux.

Ils ont raison au fond de toute manière.

J’ai tendance a me prendre trop au sérieux, mais parfois ça fais du bien. Je ne me noie pas dans mes larmes, j’ai confiance qu’un jour ou l’autre les courants me ramèneront vers la berge.  De toute façon ce n’est qu’une foutue plaie. C’est moi qui l’ai provoqué en partie. Alors j’essaie de respecter un minimum les règles du jeu, et de ne pas me plaindre. Pas trop.

Etre triste est une chose qui m’emmerde. Mais je crois que, plus que ça, c’est une chose dont j’en ai un peu honte.

 

Inertie

 

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Les niveaux de conscience n’ont pas de parachutes

Bonjour, bonsoir à toutes et à tous

Après presque 2 mois de non-postage, je reviens vers vous, avec un bronzage non habituel et pas mal de trucs à raconter. J’espère que vous avez passé de bonnes vacances estivales et que vous en avez profité suffisamment à fond pour n’avoir aucun regret quand à la fin imminente de ces dernières. Et une rentrée de plus au compteur de l’humanité ! Une !

En fait j’aurais adoré faire une grosse bande dessinée pour raconter mes vacances, comme l’année passée, mais plusieurs choses m’en ont dissuadée : 1) La majorité des choses concernent des domaine trop perso, déso pas déso. 2) Pas le temps, j’emménage bientôt dans un autre endroit, et je bouge du coup toute mes affaires, y compris ma tablette.

Mes vacances ont plutôt été remplies, étant donné que je suis partie 1 mois en tout. Et uniquement en Bretagne mes amis ! J’ai tellement pris le soleil que d’après mes parents je n’ai jamais eu aussi bonne mine. (en même temps après une insolation c’est clair qu’on prend des couleurs..)

Mais bon, faut pas croire, je ne suis pas partis 1 mois sur les plages de Bretagne les doigts de pied en éventail. Nan ! J’ai passé 2 semaines en tant que cheftaine dans un camp SCOUT ma gueule. Et là c’est clair que le terme « vacances » n’est plus vraiment approprié… Les autres chefs et moi étions tellement mis sous pression que toutes les nuits, c’était réveil à 3 heure du mat’ par une crise de panique de l’un ou une de mes collèges : « QUI A UNE LUMIÈRE ?! VITE LA TENTE VA S’ÉCROULER ! …. Ha non… Dodo.. »

Haha..

En vérité c’était…Instructif. Disons que ça m’a appris où étaient mes limites de fatigue personnelles. C’est assez facile ! Une fois que tu t’écroule, tu sais que tu les as dépassées. Simple. Efficace. Ça m’a aussi appris que je ne serais AU GRAND JAMAIS intendante. Calculer les portions et cuisiner pour 30 avec deux réchauds… Non merci, j’en ai fais des crises de panique tellement c’est stressant. Mais bon, les jeunes scouts étaient bien sympas. D’ailleurs, si y en a qui passe sur mon site, coucou !

Voilà mes petits dessins fais durant le camp.

 


 

Ha, et aussi j’ai remastérisé un jeu bien connu, pour une de mes veillée aux scouts ! /!\ Attention ces images ne sont pas libres de droit, veuillez demander avant de les utiliser /!\

 

 

 

 

 

 

 

 

Et les indémodables aquarelles…

 

Voilà, ces dessins résument assez bien mes vacances, pas trop besoin d’en dire plus.

 

 


 

 

Lorsque je regarde en arrière, et que je vois tout mon chemin parcouru en l’espace d’un été, je réalise à quel point j’ai évolué. Et à quel point j’en avais besoin. Tout ce temps a être attiré par une liberté et une nouveauté hypnotisante, tout en étant retenue par la chaleur d’une confortable habitude de vie. Et finalement, j’ai cédé. Me voilà maintenant seule ou presque dans un blizzard que je choisis d’affronter. Je suis très surement jugé par les autres, mais qu’importe. C’est une des premières fois où je me sens libre de faire des choix que j’ai vraiment décidé.

Je trace ma route, et je suis remplie d’espoir quant à mon futur. Et tant pis si mes choix ne plaisent pas, car c’est mes choix, pris en toute conscience de cause, et  je les assumes. J’en ai maintenant la force. Ainsi que la force de regarder mon avenir droit dans les yeux, et de lui sourire. Et de sourire aux personnes qui m’entoure, et à ceux et celle que je n’ai pas encore rencontrées.

Bonne rentrée a toutes et à tous. Les feuilles commencent déjà à tomber.

 

Inertie

 

 

Ce post a été écrit il y a 3 semaines, je ne l’ai pas poster avant pour diverses raisons. On s’en fout. Des choses se sont passées depuis. J’espère vraiment pouvoir trouver assez de temps vous vous raconter ma nouvelle vie d’étudiante. Bisoux !

 

Etat : Mhh

Lit : Rien

Mange : Pas grand chose

Boit : Lait de riz en grande quantité

Ecoute : Alt-J

Regarde : Ma fenêtre

 

 

 

 

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La badass pureté de la chemise/cravate

Bonjour, bonsoir à toutes et à tous.

J’essaie de me coucher tôt dans l’espoir de reprendre un rythme normal avec de partir en vacance. En vain.

Du coup, je profite d’être encore chez moi pour poster des petits trucs que je n’ai pas eu le temps de mettre dans mon dernier article, étant donné que je l’ai finit à 4h du mat et que mes yeux rendaient doucement l’âme.. Bref. Depuis la fin des cours, j’ai eu bien le temps de dessiner, et pas seulement des strips pour mon blog ! (Parce que qu’en fait, le problème du manque de temps pour dessiner fait que, quand je dessinais, j’essayait de rendre ça rentable en dessinant POUR mon blog, et non pas uniquement pour moi.). Du coup je vous en montre quelques-uns.

Mais avant ça, une anecdote inintéressante.

J’étais chez moi depuis 2 jours sans voir la lumière du soleil. Du coup j’ai voulue sortir dehors pour aérer un peu ma tête.

Puis je me suis dis que j’avais envie d’essayer la cravate Serpentard que Mr.M m’avait offert à la Japan Expo.

Puis je me suis dis qu’il fallait un haut qui aille avec.

J’ai mis chemise et veston noirs.

Puis j’ai accrocher une broche en argent parce que ça allait bien avec.

Sauf que quand je me suis regarder dans le miroir j’ai cru voir un espèce de cosplay home-made de l’univers d’Harry Potter.

Je me suis dis que, mine de rien, ça avait quand même la classe, donc je suis sortie avec.

Dehors, j’attendais sur un passage piéton que le feu passe au vert pour traverser (car je suis une bonne et respectueuse citoyenne) et là y a un mec qui est passé en voiture sur la route à coté de moi et qui a hurlé « WINGARDIUM LEVIOSAAAA !!!! » fenêtres ouvertes.

 

Y a eu connexion un bref instant

 

Fin de l’histoire. On passe aux dessins.

Tout d’abord y a les croquis de mon Moleskine :

Et puis y a les croquis fais pendant mes révisions intensives :

On aimera les fautes d’orthographes

 

 

Que de souvenirs…C’était atroce.

Et puis y a mes croquis de mes autres carnets. Lorsque je peux vraiment laisser totalement libre court a mon imagination. Alors je m’imagine des histoires.

 

 

 

 

J’ai recadré les dessins afin que l’ordre soit plus facile à  voir, mais je trouve que, malgré tout, ça rend vraiment moins bien qu’en vrai..Ceci dit j’me pardonne, je maîtrise de tout manière pas encore très bien les crayons de couleurs.


 

Voilà ! Alors je vous souhaite de très bonnes vacances à toutes et à tous. Bronzez bien mais pas trop quand même, et appréciez la sensation du vent léger sur la peau un soir d’été, avec si affinité une odeur de barbecue en arrière-plan.

Love

Inertie


Etat : Grisée par la sensation de liberté

Boit : Tisane verveine

Mange : Un dessert à 1 euro chez Flunch

Lit : Des fanfictions en anglais (j’ai écoulé le stock de celles en français)

Regarde : Yuri on Ice !! (Pour la 4 ème fois)

Ecoute : Yuri on ice, Yuri on Ice !! / Ma liberté, George Moustaki (même si j’aime pas particulièrement sa voix ) 

 

 

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Les Péripéties artistiques d’Inertie partie 2 (fin)

Bonjour/ Bonsoir à toutes et à tous, il est actuellement 1 heure 01 du matin, et tout va bien.

Cela faisait un bail, comme toujours. La dernière fois que je vous ai laissé, j’étais en pleine période de révision, et j’avais posté la première partie des « Péripéties artistiques d’Inertie ». Etant donné que je suis maintenant (Ô grâce au Ciel) en vacance, j’ai  enfin pu sortir des abysses de mes Annabac et autres créatures de l’Enfer pour revenir vers vous, chers lectrices.eurs pour finir ce que j’avais commencé.

C’est avec ma plus grande sympathie que je vous présente la deuxième et dernière partie des Péripéties artistiques d’Inertie. Enjoy

 

Culture Art 5

 

J’espère que cela vous aura plu.

Si vous voulez des anecdotes croustillantes sur cette BD, sachez que, déjà, je n’ai pas fais du copier-coller sur les dessins  »manga ». Autrement dit j’ai passer 2h30 à les dessiner à partir de quelques images références. Et une fois finit, j’ai regardé mon dessin, et j’ai penser au fait que j’aurai pu faire du copier collé. Mais c’est pas grave, j’aime vivre en mode  »difficile ». Autre anecdote, sachez que j’ai une méthode toute faite pour répondre au  »Tu dessines quel style de dessin ? ». Comme je suis gentille je vous la donne, on sait jamais que ça puisse vous servir : Je répond  »Du semi-réalisme ». J’ai trouver ce terme un sombre jour de pluie sur Tumblr, et je me suis dit que c’était vachement utile : Quasi aucun néophyte ne sais trop ce que c’est, et en plus ça sonne professionnel et compliqué. Bref, la réponse parfaite à cette fu*king question.

Passons

Il s’est passé vraiment BEAUCOUP de choses géniales depuis mon dernier post.

Beaucoup de bonnes nouvelles, de beaux projets qui se mettent en place, des concerts en extérieurs, des retrouvailles avec des gens totalement géniaux, du recul sur beaucoup de choses.

Je vais pas tout raconter parce que ça sera beaucoup trop long et galère et tout ce que vous voulez, du coup je vais juste raconter ma Japan Expo ! (Cela faisait la 7ème fois consécutive que j’y allais. J’ai raconté celle de l’année dernière ici .)

Tout d’abord, pour ce qui est des fringues, ayant appris les leçon de l’année dernière, j’avais décidé d’abandonner complètement l’idée du porter un cosplay (Puisque cosplay signifie la majorité de temps = Perruque = Souffrances ).

J’avais donc opté pour un bail sûr : Le steampunk.  (si vous ne  connaissez pas.. Aller voir sur Google, ça en vaut la peine, c’est tout un monde à découvrir). Mais cette année, pas question de me contenter de porter juste des fringues achetés. C’est pas drôle. Et je vous rappelle que j’aime vivre ma vie en mode  »Difficile ».  Donc je suis partie sur du recyclage de vêtements et d’accessoires. Et, la veille du jour J, -j’avais pourtant finit de confectionner ma tenue- Il m’a prit l’inspiration soudaine de me fabriquer un harnais de cuisse après avoir vu cette image :

Sublimissime et tellement badass..

Donc c’était partie pour du recyclage de vieilles ceintures, avec pour les souder uniquement : du fils, une aiguille et un pistolet à colle douteux. La joie. Mais, étonnamment, je suis arrivé a faire un harnais potable, en prenant en compte le matos à disposition, et le temps impartie. Au final je m’en suis sortie avec 3 brûlures dont 1 est encore en train de cicatriser.

Bonjour j’ai un visage dessiné plutôt effrayant

Au final, ça donnait cela :

Bon, le harnais se voit pas trop, mais c’était pour ma satisfaction personnelle.

Cette année, j’ai décidé de ne plus y aller avec ma bande de pote. Trop galère et trop de  »Bah il est passé où machin ? » Bref, du coup on était à 2 avec Mr. M (qui portait, comme l’année dernière, tout les sacs… Gros bisous si tu passe par là Mr.M !). Du coup, il était beaucoup plus facile de prendre son temps, d’aller voir les stands qu’on voulait quand on le voulait. Chose plutôt appréciable quand on voit le prix du billet.

Ça fait cher.

J’ai donc pu aller voir mon ancien prof de manga Mister Mango , ainsi qu’une youtubeuse que j’adore, pour avoir une dédicace. Au final pour les achats, j’ai dépensé assez peu, puisque j’ai majoritairement acheté des cartes ou des posters à des petits créateurs ainsi qu’une cravate Serpentard. J’ai bien pensé à faire des doigts d’honneurs aux foutues pochettes surprises que certains stands vendaient cette année encore… RIP le porte monnaie de tout celles et ceux qui les ont achetées.

Au final, belle Japan Expo, et, étant donné que je m’aperçois que mon article se transforme peu à peu en vlog vacance, je vais changer de sujet.

 


Ainsi, avant de clore ce post, j’ai encore des petits trucs à dire :

 

 

Ouai je sais, ça fait 12 ans qu’on me répète que causer avec les profs et encore plus les remercier,  c’est  »faire sa/son fayot.te ». Et ça fait environ 12 ans que je n’en ai rien à carrer. Aujourd’hui si j’ai pu avoir mon bac c’est aussi grâce à eux. Certains m’ont donné le goût pour telle ou telle matière, d’autre m’ont enseigné des trucs vachement utiles qui n’avaient pas grand choses à voir avec le programme, d’autres encore ont fait jouer mes nerfs durant l’année où je les avaient. Et puis il y a ceux qui m’ont carrément fait détester une matière.

Je me suis souvent dit que je devais les remercier en bonne et due forme, mais comme c’est assez galère de le faire comme ça, je lance une bouteille à la mer, un remerciement pour tout ces enseignants qui ont croisé ma route. Certains ont déjà eu ce remerciement mais tant pis.

Je contemple avec nostalgie ces 3 années de maternelle, 5 d’école primaire, 4 de collège et 3 de lycée. Que de chemin parcouru. Au final, le bout de papier qui me sert de diplôme est tellement vide à côté de toute les réelles connaissances que j’ai acquises, et de tout les efforts que j’ai fais pour les obtenir, les apprendre. Pas que mon chemin s’arrête ici, loin de là. C’est juste qu’il prend un gros tournant, et que ces grandes vacances 2017 sont, plus que jamais, une phase de transition.

Promis, mes anciens profs, je ne vous décevrai pas.

Inertie


 

[Cela fait environ 13 heure d’affilées que je passe sur cette article, pardonnez mes faute svp)

Etat : Ils est 3 heure 24 du matin mais ça va relativement bien

Mange : Des chocolats Jeff de Bruge

Bois : Eau

Regarde : La Planète au trésor, Disney / Les 5 Légendes, Dreamworks 

Lis : Le pavillon des hommes, Fumi Yoshinaga / Last Hero , Hiroya Oku / Des fanfictions en anglais

Ecoute : Sia, Suitcase / Kuroshitsuji, Tom The Piper’s Song 

 

 

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Les péripéties artistiques d’Inertie

Culture Art 1Culture Art 2CULTURE ART 3Culture Art 4Suites Péripéties

 

 

Voilà ! Cela faisait TRÈS longtemps que je n’avais pas fait de strip sur mes péripéties.. J’espère que celui-là vous aura plut ! La suite dans… Allez savoir !

Et enfin, je vous sort quelques dessins par-ci par-là pour finir cet article !

Quelques croquis/aquarelles :

 

 

CCI04062017

CCI04062017 0001

Un cadeau fait à 2h du mat’ une veille d’oral :

CCI01062017

 

Et enfin, une affiche que j’ai réalisé en cadeau pour un pote à moi. Allez jetez un œil à ce qu’il fait ! https://www.instagram.com/antoine.coixao/?hl=fr

 

Affiche Antoine Terminée1

 

Gros cœurs sur vous

Inertie

 


Etat : REVISIONNSSSSS ET STRESSSSSS

Mange : Crêpes et fajitas

Boit : Beaucoup d’eau

Lit : (relis) Jack et la Mécanique du Coeur, Matias Malzieu, Métamorphose en bord de Ciel, Matias Malzieu, Fictions de Jorge Luis Borges, Tout les Annabac, L’Homme Pressé de Paul Morand

Regarde : (Re-regarde) Jack et la Mécanique du Coeur, How to train your Dragons 1 et 2, 16, le court métrage d’Antoine Coixao

Ecoute : Stuck In The Sound – Let’s Go, Fever The Ghost – SOURCE, Dionysos – Le Jour le Plus Froid du MondeDionysos  la flamme à lunettes , Dionysos – Hamac of clouds, Dionysos – Tais-toi mon coeur ft. Olivia Ruiz

 

 

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L’art d’être une fille dans un groupe de mecs

Bonjour/ Bonsoir à toutes et à tous !

Bienvenue dans mon premier article ‘sérieux’

Aujourd’hui, je voulais parler de mon expérience d’être une fille dans un groupe de mecs 

/!\ Warning ! /!\ Cet article n’a pas pour but de viser des personnes, c’est seulement le résultat d’observations multiples de situations que j’ai pu vivre. De plus, les remarques que je vais faire n’engagent que moi. J’assume donc qu’elles peuvent être changeantes. Et que je peux me tromper sur certaines choses (même si cela reste à moi d’en juger). Je n’aurais peut-être pas le même avis ou la même réaction face à certaines choses dans je vais parler dans le future. Enfin, même si vous vous en fichez probablement, cet article a été très difficile à écrire pour moi car il est souvent compliqué de mettre des mots sur des sentiments complexes que je peux ressentir.

Merci de votre compréhension.

Être une fille dans un groupe de mecs ou du moins à majorité de mecs, c’est quelque chose de très sympa. Ça apprends à connaître les mecs, leurs codes… C’est très enrichissant.

Pendant longtemps ça a été source de fierté pour moi, de traîner avec des garçons. Car, de mon point de vue, il y avait

  •  Les fille ‘cools’ qui traînaient avec des garçons, jouaient à leur jeux, adoptaient leurs codes, délaissaient les activités et manières dites ‘féminines’ pour prendre des manières dites ‘masculines’.
  •  Et puis il y avait les ‘fifilles’ qui restaient entre elles, portaient du rose, agissaient et vivaient avec des manières et comportement dis ‘féminins’.

Et entre les deux, il y avait pour moi un fossé énorme.

Les ‘fifilles’ étaient trop ‘superficielles’, trop ‘vicieuses’, trop ‘fragiles’… Trop fille quoi.

Et les filles ‘cools’ qui traînaient avec des mecs n’étaient ‘pas trop fille’, un peu, mais pas trop quand même, sinon elles ne sont pas assez  ‘cool’ pour être avec des potes garçons.

Moi, je me sentais fière, ayant beaucoup traîné avec des garçons, de ne pas être une ‘fifille’. J’étais fière de savoir avoir ‘la bonne féminité’. Celle qui à la fois t’impose de rire à des blague de mecs, même si elles ne sont pas drôles, de t’épiler parce que sinon c’est vraiment dégueulasse, de te faire couper la parole les 3 quarts du temps mais ne pas protester vivement, de ne pas vraiment t’énerver parce que sinon tu saoules…. Mais en même temps t’autorise à porter des vêtements de mecs, apprendre leurs codes, partager leurs soirées ou sorties comme l’un des leurs…

Au début, je ne voyais pas toutes ces contradictions. Je me considérais comme leur égale et était très contente de pouvoir l’être.

Et puis les années passent. Le temps me fais ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. D’abord, je découvre que, par le système actuel et mis en place depuis des millénaires, je ne serais jamais vraiment l’égale des hommes. Je découvre l’oppression systémique des hommes sur les femmes.  Je découvre que je gagnerai probablement moins qu’eux à travail égal*, que  j’ai 1 chance sur 10 aujourd’hui de me faire agresser sexuellement avant mes 20 ans, et que dans 83 %  environ des cas de viol la victime connaît son agresseur* … Sur 10 potes mecs, lequel sera l’agresseur ?

Je commence à voir et à entendre autour de moi.  Je vois l’appropriation des hommes de l’espace publique. Je vois le harcèlement de rue. Je vois l’objectivation de la femme dans la publicité et dans les médias. Je vois l’invisibilisation des métiers au féminin : autrice, poetesse, traducteurice, écrivaine, professeure… J’entends les chansons et textes sexistes. J’entends les insultes oppressives sexistes, (combinées parfois d’homophobie) : ‘fils de pute’,  »salope », ‘putain’, ‘pute’, ‘va te faire foutre’.. J’apprends qu’une langue n’est JAMAIS neutre. Elle est le reflet de la société qui la parle. Et ainsi je comprends enfin ce que veux dire cette phrase qu’on nous bassinait à l’école primaire et qui résume en elle-même beaucoup de chose :

Le masculin l’emporte sur le féminin

Je ne vais pas m’attarder plus sur ces nombreuses facettes du patriarcat car ce ne sont pas le sujet de mon article d’aujourd’hui, mais je mettrais des liens en fin de page pour ceux qui voudraient s’y intéresser.

Donc, vous voyez le topo. Je me suis rendue compte de l’oppression systémique des femmes par les hommes. Et comme je n’aime pas m’arrêter en si bon chemin, j’ai commencé à m’intéresser à cette oppression dans le cercle privé.

Je me suis d’abord rendue compte de mon propre conditionnement. J’étais, pensais et agissais comme une femme. Et j’entends par là, la femme de Simone de Beauvoir : celle qu’on nous fait devenir. J’étais devenue une femme qui s’auto-censurait dans sa façon de vivre : en s’épilant, en achetant des produits genrés (qui sont produit spécifiquement pour 1 genre), en se forçant à sourire, à être maquillée, ‘soignée’, en laissant d’elle-même inconsciemment la place et le temps de parole aux hommes, en les laissant faire des commentaire sur son apparence, en étant plus gentille avec eux qu’avec les autres filles…

Mon conditionnement me poussait à préférer être avec des potes mecs (du moins est une partie des raisons).

Et pourquoi ? Parce que j’étais fière.

Et pourquoi je devrais être fière de pouvoir traîner avec des garçons ? Parce que mon conditionnement  me poussait à les voir comme des personnes supérieurs. Supérieurs aux filles.

Bon, on digère ça…

..Et on repart.

Ainsi, avec tout ça en tête, j’ai commencé a m’intéresser aux comportements de mes proches. De mes amis.

J’ai observé. Pour me rendre compte que ces oppressions que je voyais dans la société étaient aussi présentes avec mes amis mecs. D’où ce long pavé.

J’en arrive enfin au cœur de mon article. Qu’est ce qu’être une fille dans un groupe de mecs ? Comment vivre son féminisme dans un groupe de mecs ?  Ces problématiques se sont soulevées quand je me suis rendue compte de la réalité des rapports de force présents entre moi (fille minoritaire et oppressée de par le système patriarcal) et mes potes (garçons majoritaires, oppresseurs et  ayant une position de dominant de par le système patriarcal).

/!\ Je précise encore une fois que je ne parle qu’en mon nom, de par mon expérience vécue. Je ne parle ni au nom des femmes ni au nom de qui que ce soit /!\

Donc. Déjà je considère une chose : je ne pense pas qu’un groupe composé de mecs, ou à grande majorité de mecs, puissent être  »safe » pour y vivre avec une pensée féministe. Certains groupes sont plus sympas que d’autres, certes, ou plus ouverts d’esprits. Mais, par le fait que le groupe soit essentiellement composé de personnes privilégiées en position de dominants, cela ne permet une réelle compréhension et accueil d’une fille (exprimant son féminisme ou non). Et cela peut devenir rapidement, une fois cette constatation faites, devenir une situation étouffante.

Étouffante car le dialogue pour parler de ce genre de chose est très difficile avec les garçons, aussi proches et amicaux soient-ils. Surtout lorsque ces garçons représentent un groupe soudé + une majorité + pas de soutient fille.

Le problème d’être la seule fille dans un groupe de mecs est que, lorsque je suis avec eux, je suis d’emblée sur LEUR territoire. Je me dois donc, en minorité, de m’adapter à eux. Mais cette première difficulté combinée à l’oppression systémique des hommes sur les femmes rend la situation encore plus difficile.

De plus, le fait d’être la seule fille dans un groupe de mecs entraîne ce que j’ai appelé le Syndrome de la  Schtroumpfette : On n’est plus définit par nos caractères, nos hobbies… Mais par le fait qu’on est.. Une fille. LA fille du groupe… C’est un syndrome plus ou moins conscient et visible selon les groupes, qui est assez aliénante pour la fille lorsqu’on y réfléchit. On n’est plus nous. On est ce qu’on a entre les jambes, peut importe les efforts pour ressembler à un mec. Du moins, c’est dans certaines situations un syndrome qui devient très visible, si il ne l’est pas le reste du temps.

 Ces problématiques soulèvent à leurs tour différents problèmes sous-jacents : Une fois s’être aperçue de ces rapports de force unilatérales, comment réagir lorsqu’on ne peut plus les ignorer ?

  • 0/ Se forcer à ne pas écouter/voir lorsqu’un comportement ou parole sexiste apparaît au sein du groupe ?
  • 1/Se convaincre soi-même (ou laisser les autres te convaincre) que ce n’est pas sexiste ?
  • 2/ Ecouter/voir mais serrer les dents et se taire ?
  • 3/ Bouder ?
  • 4/ Essayer de faire entendre son mécontentement par le dialogue ?
  • 5/ Exploser de colère et faire comprendre que cela est inacceptable  (–>Pourquoi le sexisme/Patriarcat/Oppression systémique/…..) malgré une absence de dialogue avec les garçons ?
  • 6/ Partir ?

De toute ces options (et il en existe bien sûr d’autres) aucune n’est pour moi meilleure qu’une autre.

  • Une fille n’a pas tout le temps à être gentille et sans cesse devoir prendre son énergie (Option 4/) .
  • Elle n’a pas non plus à devoir tout le temps se taire quand ses convictions, sa morale ou ses idéaux sont piétinés (Option 2/ et 3/) …
  • …Ni à devoir sans cesse s’énerver et à nouveau prendre son énergie pour montrer que ses potes ne la respecte pas elle et ses convictions (Option 5/).
  • Enfin, une fille ne devrait pas avoir à s’exclure elle même d’un groupe de potes (Option 3/ et 6/) pour avoir l’idée radicale que les femmes sont l’égales des hommes, et que cela ne passe pas seulement par l’égalité salariale.

Cependant, les options que je trouve les plus problématiques sont les options 0/ et 1/.  Elle montre les aspects les plus malsains que j’ai pu rencontrer dans une situation où j’étais seule/minoritaire dans un groupe de potes mecs. Ce sont des situations où la fille est obligée de s’oublier elle-même pour ne pas dégrader sa relation avec ses amis mecs. Elle est obligée de s’aliéner. Et c’est malheureusement l’option que je vois le plus être utilisés autour de moi, par les personnes se trouvant dans la même situation de moi. D’après ce que je vois, les femmes se remettent pour la plupart beaucoup plus en question que les hommes. Ce qui est logique après tout, le système fait que les femmes ne prennent pas l’habitude de s’affirmer, en même temps que les hommes sont habitués à être assurés en prenant la place et la parole. (tenez, observez en rien qu’en classe pour voir, et voyez qui des filles ou des garçons parlent le plus! )

Ce prolongement de ce fonctionnement oppressif et inégalitaire se retrouve dans la sphère privé. Combien de témoignages, de proches filles ais-je entendu dire : ‘je ne suis pas sûr… Peut être que j’exagère..’. 

Et c’est à partir de mes observations de l’utilisation de ces différentes options (toutes montrant finalement une absence de respect et/ou d’informations de la part des mecs ) Que je me suis interrogée.

Pourquoi devrais-je supporter des remarques sexistes (donc qui me concernent) et me casser le cul sur comment réagir et m’adapter, alors que mes potes mecs, eux, sont à des kilomètres de se poser le moindre questionnement sur leurs privilèges, leurs position d’oppresseur et sur le fait qu’ils me piétinent moi ainsi que mes convictions à cause de leur manque de respect ou leur ignorance ?

Hein ? Pourquoi ?

La plupart du temps, lorsque j’essaie d’utiliser le dialogue (mais jamais lorsqu’ils sont en groupe. N’en déplaise à James Surowiecki, je suis partisane du fait que l’intelligence d’une foule est plus bas que la moyenne du QI) la réponse que j’obtiens le plus souvent est généralement :

1/ Des rires nerveux ou des remarques sur n’importe quoi qui pourrait détourner l’attention du mec pote en question à qui je suis en train de parler

2/-Puis le silence…Avant de passer à autre chose.

Toujours le même silence. Un silence flottant, trouble, où nage une vague culpabilité mêlée à une légère honte. Et l’incertaine compréhension dans les yeux du mec qui entrevoit que son mode de vie habituel peut blesser et être oppressif. Peut être est-il surpris de voir que les inégalités hommes-femmes le touche également ? Peut être croyait-il que ce n’était qu’une réalité lointaine et théorique qui ne l’atteignait pas ? Peut-être réalise-t-il temporairement qu’il est oppressif envers sa propre amie ?

Au final, ce dont je parle dans cet article est assez spécifique : Être la seule fille exprimant une pensée féministe dans un groupe de potes mecs, et sa difficulté à vivre avec.

Le problème est pour moi extrêmement complexe. Mon conditionnement et celui des mecs. L’absence d’information, d’éducation et de respect vis à vis des femmes, et du fait qu’elles devraient être égales en tout points aux hommes. L’absence voir le refus du dialogue de la part des hommes en majorité. La déconstruction personnelle obligatoire pour que les mecs réalisent leurs privilèges et le fait qu’ils nagent dedans sans s’en apercevoir.

Mais tout ce qui reste à la fin, c’est l’injustice. L’injustice de voir que, même si individuellement  un pote est peut être ouvert d’esprit sur la question du féminisme, tout disparaît une fois en groupe.  L’injustice de les voir, dans leur ignorance la plupart du temps, oppresser. Et ce sans qu’ils aient la moindre putain d’idée du mal qu’ils sont en train de faire.  L’injustice de voir l’incapacité d’un mec, à priori ouvert d’esprit avec moi, à user de sa position dominant de mec pour faire entendre lorsqu’une parole/comportement est sexiste au sein du groupe de mecs.

Les mecs. C’est votre ignorance ou, quand vous être informés, votre inaction, qui blesse et qui permet le développement et la continuité du sexisme et du patriarcat. Parce que, dans une situation comme ça : ne rien dire, c’est consentir indirectement.  Vous qui êtes en position de dominant, usez de ce privilège pour faire entendre le sexisme parmi les autres mecs. Ils ne s’agit pas de parler au nom des femmes, mais de, en votre nom, dénoncer le sexisme dans le milieu masculin.

Inertie


A LIRE ABSOLUMENT

 https://tradfem.wordpress.com/2014/11/15/je-veux-une-treve-de-vingt-quatre-heures-durant-laquelle-il-ny-aura-pas-de-viol-2/

Liens pour des stastistiques

http://www.gouvernement.fr/partage/7969-12-chiffres-sur-les-inegalites-femmeshommes-en-france-sexismepasnotregenre

http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/violences-de-genre/reperes-statistiques-79/

Liens utile pour s’informer

http://simonae.fr/

  • http://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-bases/la-parole-des-concernes-entre-emancipation-confiscation-et-risques-dessentialisation/
  • http://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-bases/expliquez-culture-du-viol/

https://www.lecinemaestpolitique.fr/

https://antisexisme.net/

Liens pour comprendre et réaliser le sexisme dans les faits..

http://payetashnek.tumblr.com/

 …avec un peu d’humour (même si c’est moins drôle en sachant que c’est la réalité mais bon..)

http://ikeafiles.tumblr.com/

http://mentakingup2muchspaceonthetrain.tumblr.com/

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L’état de nature ou l’art d’être blasée mais pas trop

Bonjour, bonsoir à toutes et à tous

Dernière ligne droite avant la fin de l’année, avant les vacances d’été. On s’accroche comme on peut pour arriver jusqu’à la fin, même si c’est putain de dur.

J’avoue que raconter ma vie perd de plus en plus son sens pour moi( Mais je m’inquiète pas trop, ça reviendra). Après tout, qui en a quelque chose à faire ?

En résumé, je bosse, mange et dors, tout en faisant face a des problèmes peut être inventés par moi-même. J’apprend aussi. Et espère que cet apprentissage me servira un jour, et pas seulement pour passer un examen national. Je sympathise avec les profs et essai de leur rendre la vie plus facile en les considérant comme des être humains, et pas comme des robots humanoïdes professeurs qui apparaissent pour te faire chier et accessoirement te faire cours, pour disparaitre de la surface de la terre ensuite. J’essai aussi de reconstruire ma confiance en moi plus ou moins réduite en miettes par les aléas de la vie. Et échoue.

Enfin, il fait moche, il pleut, j’ai la flemme de m’habiller, et encore moins bien m’habiller et supporter des jeans moulant à deux balles. Du coup je porte le même vieux pantalon de mec tout les jours. J’ai pas envie de continuer à essayer de jouer la fille gentille parce que étudier le cul assis sur une chaise dégueulasse de 8h à 17h avec une pause où je bouffe à m’en rendre malade, c’est pas l’activité la plus épanouissante au monde. Et j’en ai ma claque d’étudier le monde selon la vision des mecs (c’est toujours : « Les hommes par ci, les hommes par là.. Avec quasiment pas d’autrice en philo, même lorsqu’on est sur un putain de cours sur la liberté et qu’on aborde l’égalité) Et, les rares fois où j’ai des pauses, d’écouter des blagues sexistes de beauf : « Nan mais ça vaaaaa ! C’est de l’humouuuuuuur ».  Ouai. J’ai vraiment, mais alors vraiment pas envie d’être aimable.

Bref, une vie faite de joie, de douceur, de papillons qui sortent de ton cul placé sous la bénédiction des licorne arc-en-ciel de mes fesses, de sortie annulée à la Foire du Trône, et de potes qui partent en sortie et pas moi.

 

Sinon, outre cela, j’espère que votre vie n’est que moyennement merdique et que vous pouvez subsister à vos besoins élémentaire vitaux, si ce n’est pas le cas, j’en suis poliment désolée.

Enfin, pour finir, et vu que mon stock de trucs à dire ironiquement est maintenant épuisé, je mets mes dessins et voilà. Enjoy.

 

CCI29042017 0003

 

WP 20170426 001

CCI29042017 0002

Passez un bon weekend de l’Ascension. Roupillez bien.

Inertie


 

Etat : Mal

Mange : J’essaye d’arrêter le sucre

Bois : Tisane tilleul

Lit : Platinuim End (manga) (mais il est nul et sexiste MON DIEU) et Je ne suis pas un homme Usamaru Furuya (il est génial)

Regarde : Je sais pas encore

Ecoute : Les musiques du dessin animé  Gloups ! Je suis un poisson

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Note sur une feuille gribouillée

Bonjour, bonsoir à toutes et à tous -> J’ai changé la musique <-

 

Ceci n’est pas un article à proprement parlé, mais plutôt une note à l’intention de toutes celles et ceux qui me lisent: : J’abandonne la  »saga » BAFA.

Parce que ça commence à faire long, et que mes souvenirs ne sont plus aussi précis qu’avant, parce que je n’en ressent plus l’envie, en encore pleins d’autres raison qui ne concernent que moi.

Ça aura été un plaisir de vous retranscrire ce séjour, même partiellement, car il a été très marquant pour moi. Et également de m’essayer à autre chose de ce que j’avais l’habitude de faire sur ce blog.

Et pour celles et ceux que la fin de ce séjour intéresse : Oui, j’ai obtenu mon diplôme de BAFA 1 avec une très bonne appréciation. Plus le séjour avançait, mieux je me sentais. Je n’ai plus eu de problèmes avec La Bûche. Et enfin, pour la première fois depuis très longtemps, je me suis réellement intégrée dans un groupe.

Je remercie tout ceux qui m’ont encouragé et qui ont commenté cette  »saga ». Je tient également à dire un grand merci aux merveilleux stagiaires et formateurs de ma session BAFA. Ils m’ont fais découvrir une autre façon de voir le monde, et ont eu le courage de me supporter moi et mon sale caractère pendant une semaine. J’ai beaucoup de chance que ma vie ait croisée la leur.

 

 

Pour conclure, je voudrais ajouter que, même si parfois, il vaut mieux s’arrêter sur un pavé venant du fond du cœur écrit sur une feuille gribouillée marquant la fin d’un Acte 1, il peut être tentant, juste pour une fois, d’essayer d’écrire un Acte 2. Même si on sais qu’il y a bien plus de risques de continuer après une Happy End que d’y rester.

Il est intrigant de voir si il est possible de faire encore mieux que l’Acte 1. Malheureusement, comme la majorité des suites, l’Acte 2 a de très fortes chance de ne pas être à la hauteur , voir de discréditer la qualité du premier Acte. Et on prend ainsi le risque de voir la feuille gribouillée autrefois si importante, abandonnée et laissée traîner dans la poussière au fond d’une chambre. Il est même possible de  foirer tellement l’Acte 2 qu’on en viens à blesser certaines personnes qui se seraient bien contentées d’un Acte 1.

Pourtant, le mal n’a pas été voulu. Mais l’on y peut rien, les suites sont souvent foireuses. Alors, je réitère chacun de mes mots écris sur la feuille gribouillée, et je m’excuse auprès des personnes dont j’ai, directement ou indirectement, causé des problèmes et soucis.

Belles et longues vies

Inertie

 


 

Etat : Relative

Lit : Le sixième sommeil, Bernard Werber

Regarde : La camera

Mange : Des Kit-Kat

Bois : Café

Ecoute : Equation, Camille (from Le Petit Prince, 2015) 

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