L’art d’être une fille dans un groupe de mecs

Bonjour/ Bonsoir à toutes et à tous !

Bienvenue dans mon premier article ‘sérieux’

Aujourd’hui, je voulais parler de mon expérience d’être une fille dans un groupe de mecs 

/!\ Warning ! /!\ Cet article n’a pas pour but de viser des personnes, c’est seulement le résultat d’observations multiples de situations que j’ai pu vivre. De plus, les remarques que je vais faire n’engagent que moi. J’assume donc qu’elles peuvent être changeantes. Et que je peux me tromper sur certaines choses (même si cela reste à moi d’en juger). Je n’aurais peut-être pas le même avis ou la même réaction face à certaines choses dans je vais parler dans le future. Enfin, même si vous vous en fichez probablement, cet article a été très difficile à écrire pour moi car il est souvent compliqué de mettre des mots sur des sentiments complexes que je peux ressentir.

Merci de votre compréhension.

Être une fille dans un groupe de mecs ou du moins à majorité de mecs, c’est quelque chose de très sympa. Ça apprends à connaître les mecs, leurs codes… C’est très enrichissant.

Pendant longtemps ça a été source de fierté pour moi, de traîner avec des garçons. Car, de mon point de vue, il y avait

  •  Les fille ‘cools’ qui traînaient avec des garçons, jouaient à leur jeux, adoptaient leurs codes, délaissaient les activités et manières dites ‘féminines’ pour prendre des manières dites ‘masculines’.
  •  Et puis il y avait les ‘fifilles’ qui restaient entre elles, portaient du rose, agissaient et vivaient avec des manières et comportement dis ‘féminins’.

Et entre les deux, il y avait pour moi un fossé énorme.

Les ‘fifilles’ étaient trop ‘superficielles’, trop ‘vicieuses’, trop ‘fragiles’… Trop fille quoi.

Et les filles ‘cools’ qui traînaient avec des mecs n’étaient ‘pas trop fille’, un peu, mais pas trop quand même, sinon elles ne sont pas assez  ‘cool’ pour être avec des potes garçons.

Moi, je me sentais fière, ayant beaucoup traîné avec des garçons, de ne pas être une ‘fifille’. J’étais fière de savoir avoir ‘la bonne féminité’. Celle qui à la fois t’impose de rire à des blague de mecs, même si elles ne sont pas drôles, de t’épiler parce que sinon c’est vraiment dégueulasse, de te faire couper la parole les 3 quarts du temps mais ne pas protester vivement, de ne pas vraiment t’énerver parce que sinon tu saoules…. Mais en même temps t’autorise à porter des vêtements de mecs, apprendre leurs codes, partager leurs soirées ou sorties comme l’un des leurs…

Au début, je ne voyais pas toutes ces contradictions. Je me considérais comme leur égale et était très contente de pouvoir l’être.

Et puis les années passent. Le temps me fais ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. D’abord, je découvre que, par le système actuel et mis en place depuis des millénaires, je ne serais jamais vraiment l’égale des hommes. Je découvre l’oppression systémique des hommes sur les femmes.  Je découvre que je gagnerai probablement moins qu’eux à travail égal*, que  j’ai 1 chance sur 10 aujourd’hui de me faire agresser sexuellement avant mes 20 ans, et que dans 83 %  environ des cas de viol la victime connaît son agresseur* … Sur 10 potes mecs, lequel sera l’agresseur ?

Je commence à voir et à entendre autour de moi.  Je vois l’appropriation des hommes de l’espace publique. Je vois le harcèlement de rue. Je vois l’objectivation de la femme dans la publicité et dans les médias. Je vois l’invisibilisation des métiers au féminin : autrice, poetesse, traducteurice, écrivaine, professeure… J’entends les chansons et textes sexistes. J’entends les insultes oppressives sexistes, (combinées parfois d’homophobie) : ‘fils de pute’,  »salope », ‘putain’, ‘pute’, ‘va te faire foutre’.. J’apprends qu’une langue n’est JAMAIS neutre. Elle est le reflet de la société qui la parle. Et ainsi je comprends enfin ce que veux dire cette phrase qu’on nous bassinait à l’école primaire et qui résume en elle-même beaucoup de chose :

Le masculin l’emporte sur le féminin

Je ne vais pas m’attarder plus sur ces nombreuses facettes du patriarcat car ce ne sont pas le sujet de mon article d’aujourd’hui, mais je mettrais des liens en fin de page pour ceux qui voudraient s’y intéresser.

Donc, vous voyez le topo. Je me suis rendue compte de l’oppression systémique des femmes par les hommes. Et comme je n’aime pas m’arrêter en si bon chemin, j’ai commencé à m’intéresser à cette oppression dans le cercle privé.

Je me suis d’abord rendue compte de mon propre conditionnement. J’étais, pensais et agissais comme une femme. Et j’entends par là, la femme de Simone de Beauvoir : celle qu’on nous fait devenir. J’étais devenue une femme qui s’auto-censurait dans sa façon de vivre : en s’épilant, en achetant des produits genrés (qui sont produit spécifiquement pour 1 genre), en se forçant à sourire, à être maquillée, ‘soignée’, en laissant d’elle-même inconsciemment la place et le temps de parole aux hommes, en les laissant faire des commentaire sur son apparence, en étant plus gentille avec eux qu’avec les autres filles…

Mon conditionnement me poussait à préférer être avec des potes mecs (du moins est une partie des raisons).

Et pourquoi ? Parce que j’étais fière.

Et pourquoi je devrais être fière de pouvoir traîner avec des garçons ? Parce que mon conditionnement  me poussait à les voir comme des personnes supérieurs. Supérieurs aux filles.

Bon, on digère ça…

..Et on repart.

Ainsi, avec tout ça en tête, j’ai commencé a m’intéresser aux comportements de mes proches. De mes amis.

J’ai observé. Pour me rendre compte que ces oppressions que je voyais dans la société étaient aussi présentes avec mes amis mecs. D’où ce long pavé.

J’en arrive enfin au cœur de mon article. Qu’est ce qu’être une fille dans un groupe de mecs ? Comment vivre son féminisme dans un groupe de mecs ?  Ces problématiques se sont soulevées quand je me suis rendue compte de la réalité des rapports de force présents entre moi (fille minoritaire et oppressée de par le système patriarcal) et mes potes (garçons majoritaires, oppresseurs et  ayant une position de dominant de par le système patriarcal).

/!\ Je précise encore une fois que je ne parle qu’en mon nom, de par mon expérience vécue. Je ne parle ni au nom des femmes ni au nom de qui que ce soit /!\

Donc. Déjà je considère une chose : je ne pense pas qu’un groupe composé de mecs, ou à grande majorité de mecs, puissent être  »safe » pour y vivre avec une pensée féministe. Certains groupes sont plus sympas que d’autres, certes, ou plus ouverts d’esprits. Mais, par le fait que le groupe soit essentiellement composé de personnes privilégiées en position de dominants, cela ne permet une réelle compréhension et accueil d’une fille (exprimant son féminisme ou non). Et cela peut devenir rapidement, une fois cette constatation faites, devenir une situation étouffante.

Étouffante car le dialogue pour parler de ce genre de chose est très difficile avec les garçons, aussi proches et amicaux soient-ils. Surtout lorsque ces garçons représentent un groupe soudé + une majorité + pas de soutient fille.

Le problème d’être la seule fille dans un groupe de mecs est que, lorsque je suis avec eux, je suis d’emblée sur LEUR territoire. Je me dois donc, en minorité, de m’adapter à eux. Mais cette première difficulté combinée à l’oppression systémique des hommes sur les femmes rend la situation encore plus difficile.

De plus, le fait d’être la seule fille dans un groupe de mecs entraîne ce que j’ai appelé le Syndrome de la  Schtroumpfette : On n’est plus définit par nos caractères, nos hobbies… Mais par le fait qu’on est.. Une fille. LA fille du groupe… C’est un syndrome plus ou moins conscient et visible selon les groupes, qui est assez aliénante pour la fille lorsqu’on y réfléchit. On n’est plus nous. On est ce qu’on a entre les jambes, peut importe les efforts pour ressembler à un mec. Du moins, c’est dans certaines situations un syndrome qui devient très visible, si il ne l’est pas le reste du temps.

 Ces problématiques soulèvent à leurs tour différents problèmes sous-jacents : Une fois s’être aperçue de ces rapports de force unilatérales, comment réagir lorsqu’on ne peut plus les ignorer ?

  • 0/ Se forcer à ne pas écouter/voir lorsqu’un comportement ou parole sexiste apparaît au sein du groupe ?
  • 1/Se convaincre soi-même (ou laisser les autres te convaincre) que ce n’est pas sexiste ?
  • 2/ Ecouter/voir mais serrer les dents et se taire ?
  • 3/ Bouder ?
  • 4/ Essayer de faire entendre son mécontentement par le dialogue ?
  • 5/ Exploser de colère et faire comprendre que cela est inacceptable  (–>Pourquoi le sexisme/Patriarcat/Oppression systémique/…..) malgré une absence de dialogue avec les garçons ?
  • 6/ Partir ?

De toute ces options (et il en existe bien sûr d’autres) aucune n’est pour moi meilleure qu’une autre.

  • Une fille n’a pas tout le temps à être gentille et sans cesse devoir prendre son énergie (Option 4/) .
  • Elle n’a pas non plus à devoir tout le temps se taire quand ses convictions, sa morale ou ses idéaux sont piétinés (Option 2/ et 3/) …
  • …Ni à devoir sans cesse s’énerver et à nouveau prendre son énergie pour montrer que ses potes ne la respecte pas elle et ses convictions (Option 5/).
  • Enfin, une fille ne devrait pas avoir à s’exclure elle même d’un groupe de potes (Option 3/ et 6/) pour avoir l’idée radicale que les femmes sont l’égales des hommes, et que cela ne passe pas seulement par l’égalité salariale.

Cependant, les options que je trouve les plus problématiques sont les options 0/ et 1/.  Elle montre les aspects les plus malsains que j’ai pu rencontrer dans une situation où j’étais seule/minoritaire dans un groupe de potes mecs. Ce sont des situations où la fille est obligée de s’oublier elle-même pour ne pas dégrader sa relation avec ses amis mecs. Elle est obligée de s’aliéner. Et c’est malheureusement l’option que je vois le plus être utilisés autour de moi, par les personnes se trouvant dans la même situation de moi. D’après ce que je vois, les femmes se remettent pour la plupart beaucoup plus en question que les hommes. Ce qui est logique après tout, le système fait que les femmes ne prennent pas l’habitude de s’affirmer, en même temps que les hommes sont habitués à être assurés en prenant la place et la parole. (tenez, observez en rien qu’en classe pour voir, et voyez qui des filles ou des garçons parlent le plus! )

Ce prolongement de ce fonctionnement oppressif et inégalitaire se retrouve dans la sphère privé. Combien de témoignages, de proches filles ais-je entendu dire : ‘je ne suis pas sûr… Peut être que j’exagère..’. 

Et c’est à partir de mes observations de l’utilisation de ces différentes options (toutes montrant finalement une absence de respect et/ou d’informations de la part des mecs ) Que je me suis interrogée.

Pourquoi devrais-je supporter des remarques sexistes (donc qui me concernent) et me casser le cul sur comment réagir et m’adapter, alors que mes potes mecs, eux, sont à des kilomètres de se poser le moindre questionnement sur leurs privilèges, leurs position d’oppresseur et sur le fait qu’ils me piétinent moi ainsi que mes convictions à cause de leur manque de respect ou leur ignorance ?

Hein ? Pourquoi ?

La plupart du temps, lorsque j’essaie d’utiliser le dialogue (mais jamais lorsqu’ils sont en groupe. N’en déplaise à James Surowiecki, je suis partisane du fait que l’intelligence d’une foule est plus bas que la moyenne du QI) la réponse que j’obtiens le plus souvent est généralement :

1/ Des rires nerveux ou des remarques sur n’importe quoi qui pourrait détourner l’attention du mec pote en question à qui je suis en train de parler

2/-Puis le silence…Avant de passer à autre chose.

Toujours le même silence. Un silence flottant, trouble, où nage une vague culpabilité mêlée à une légère honte. Et l’incertaine compréhension dans les yeux du mec qui entrevoit que son mode de vie habituel peut blesser et être oppressif. Peut être est-il surpris de voir que les inégalités hommes-femmes le touche également ? Peut être croyait-il que ce n’était qu’une réalité lointaine et théorique qui ne l’atteignait pas ? Peut-être réalise-t-il temporairement qu’il est oppressif envers sa propre amie ?

Au final, ce dont je parle dans cet article est assez spécifique : Être la seule fille exprimant une pensée féministe dans un groupe de potes mecs, et sa difficulté à vivre avec.

Le problème est pour moi extrêmement complexe. Mon conditionnement et celui des mecs. L’absence d’information, d’éducation et de respect vis à vis des femmes, et du fait qu’elles devraient être égales en tout points aux hommes. L’absence voir le refus du dialogue de la part des hommes en majorité. La déconstruction personnelle obligatoire pour que les mecs réalisent leurs privilèges et le fait qu’ils nagent dedans sans s’en apercevoir.

Mais tout ce qui reste à la fin, c’est l’injustice. L’injustice de voir que, même si individuellement  un pote est peut être ouvert d’esprit sur la question du féminisme, tout disparaît une fois en groupe.  L’injustice de les voir, dans leur ignorance la plupart du temps, oppresser. Et ce sans qu’ils aient la moindre putain d’idée du mal qu’ils sont en train de faire.  L’injustice de voir l’incapacité d’un mec, à priori ouvert d’esprit avec moi, à user de sa position dominant de mec pour faire entendre lorsqu’une parole/comportement est sexiste au sein du groupe de mecs.

Les mecs. C’est votre ignorance ou, quand vous être informés, votre inaction, qui blesse et qui permet le développement et la continuité du sexisme et du patriarcat. Parce que, dans une situation comme ça : ne rien dire, c’est consentir indirectement.  Vous qui êtes en position de dominant, usez de ce privilège pour faire entendre le sexisme parmi les autres mecs. Ils ne s’agit pas de parler au nom des femmes, mais de, en votre nom, dénoncer le sexisme dans le milieu masculin.

Inertie


A LIRE ABSOLUMENT

 https://tradfem.wordpress.com/2014/11/15/je-veux-une-treve-de-vingt-quatre-heures-durant-laquelle-il-ny-aura-pas-de-viol-2/

Liens pour des stastistiques

http://www.gouvernement.fr/partage/7969-12-chiffres-sur-les-inegalites-femmeshommes-en-france-sexismepasnotregenre

http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/violences-de-genre/reperes-statistiques-79/

Liens utile pour s’informer

http://simonae.fr/

  • http://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-bases/la-parole-des-concernes-entre-emancipation-confiscation-et-risques-dessentialisation/
  • http://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-bases/expliquez-culture-du-viol/

https://www.lecinemaestpolitique.fr/

https://antisexisme.net/

Liens pour comprendre et réaliser le sexisme dans les faits..

http://payetashnek.tumblr.com/

 …avec un peu d’humour (même si c’est moins drôle en sachant que c’est la réalité mais bon..)

http://ikeafiles.tumblr.com/

http://mentakingup2muchspaceonthetrain.tumblr.com/

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L’état de nature ou l’art d’être blasée mais pas trop

Bonjour, bonsoir à toutes et à tous

Dernière ligne droite avant la fin de l’année, avant les vacances d’été. On s’accroche comme on peut pour arriver jusqu’à la fin, même si c’est putain de dur.

J’avoue que raconter ma vie perd de plus en plus son sens pour moi( Mais je m’inquiète pas trop, ça reviendra). Après tout, qui en a quelque chose à faire ?

En résumé, je bosse, mange et dors, tout en faisant face a des problèmes peut être inventés par moi-même. J’apprend aussi. Et espère que cet apprentissage me servira un jour, et pas seulement pour passer un examen national. Je sympathise avec les profs et essai de leur rendre la vie plus facile en les considérant comme des être humains, et pas comme des robots humanoïdes professeurs qui apparaissent pour te faire chier et accessoirement te faire cours, pour disparaitre de la surface de la terre ensuite. J’essai aussi de reconstruire ma confiance en moi plus ou moins réduite en miettes par les aléas de la vie. Et échoue.

Enfin, il fait moche, il pleut, j’ai la flemme de m’habiller, et encore moins bien m’habiller et supporter des jeans moulant à deux balles. Du coup je porte le même vieux pantalon de mec tout les jours. J’ai pas envie de continuer à essayer de jouer la fille gentille parce que étudier le cul assis sur une chaise dégueulasse de 8h à 17h avec une pause où je bouffe à m’en rendre malade, c’est pas l’activité la plus épanouissante au monde. Et j’en ai ma claque d’étudier le monde selon la vision des mecs (c’est toujours : « Les hommes par ci, les hommes par là.. Avec quasiment pas d’autrice en philo, même lorsqu’on est sur un putain de cours sur la liberté et qu’on aborde l’égalité) Et, les rares fois où j’ai des pauses, d’écouter des blagues sexistes de beauf : « Nan mais ça vaaaaa ! C’est de l’humouuuuuuur ».  Ouai. J’ai vraiment, mais alors vraiment pas envie d’être aimable.

Bref, une vie faite de joie, de douceur, de papillons qui sortent de ton cul placé sous la bénédiction des licorne arc-en-ciel de mes fesses, de sortie annulée à la Foire du Trône, et de potes qui partent en sortie et pas moi.

 

Sinon, outre cela, j’espère que votre vie n’est que moyennement merdique et que vous pouvez subsister à vos besoins élémentaire vitaux, si ce n’est pas le cas, j’en suis poliment désolée.

Enfin, pour finir, et vu que mon stock de trucs à dire ironiquement est maintenant épuisé, je mets mes dessins et voilà. Enjoy.

 

CCI29042017 0003

 

WP 20170426 001

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Passez un bon weekend de l’Ascension. Roupillez bien.

Inertie


 

Etat : Mal

Mange : J’essaye d’arrêter le sucre

Bois : Tisane tilleul

Lit : Platinuim End (manga) (mais il est nul et sexiste MON DIEU) et Je ne suis pas un homme Usamaru Furuya (il est génial)

Regarde : Je sais pas encore

Ecoute : Les musiques du dessin animé  Gloups ! Je suis un poisson

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Note sur une feuille gribouillée

Bonjour, bonsoir à toutes et à tous -> J’ai changé la musique <-

 

Ceci n’est pas un article à proprement parlé, mais plutôt une note à l’intention de toutes celles et ceux qui me lisent: : J’abandonne la  »saga » BAFA.

Parce que ça commence à faire long, et que mes souvenirs ne sont plus aussi précis qu’avant, parce que je n’en ressent plus l’envie, en encore pleins d’autres raison qui ne concernent que moi.

Ça aura été un plaisir de vous retranscrire ce séjour, même partiellement, car il a été très marquant pour moi. Et également de m’essayer à autre chose de ce que j’avais l’habitude de faire sur ce blog.

Et pour celles et ceux que la fin de ce séjour intéresse : Oui, j’ai obtenu mon diplôme de BAFA 1 avec une très bonne appréciation. Plus le séjour avançait, mieux je me sentais. Je n’ai plus eu de problèmes avec La Bûche. Et enfin, pour la première fois depuis très longtemps, je me suis réellement intégrée dans un groupe.

Je remercie tout ceux qui m’ont encouragé et qui ont commenté cette  »saga ». Je tient également à dire un grand merci aux merveilleux stagiaires et formateurs de ma session BAFA. Ils m’ont fais découvrir une autre façon de voir le monde, et ont eu le courage de me supporter moi et mon sale caractère pendant une semaine. J’ai beaucoup de chance que ma vie ait croisée la leur.

 

 

Pour conclure, je voudrais ajouter que, même si parfois, il vaut mieux s’arrêter sur un pavé venant du fond du cœur écrit sur une feuille gribouillée marquant la fin d’un Acte 1, il peut être tentant, juste pour une fois, d’essayer d’écrire un Acte 2. Même si on sais qu’il y a bien plus de risques de continuer après une Happy End que d’y rester.

Il est intrigant de voir si il est possible de faire encore mieux que l’Acte 1. Malheureusement, comme la majorité des suites, l’Acte 2 a de très fortes chance de ne pas être à la hauteur , voir de discréditer la qualité du premier Acte. Et on prend ainsi le risque de voir la feuille gribouillée autrefois si importante, abandonnée et laissée traîner dans la poussière au fond d’une chambre. Il est même possible de  foirer tellement l’Acte 2 qu’on en viens à blesser certaines personnes qui se seraient bien contentées d’un Acte 1.

Pourtant, le mal n’a pas été voulu. Mais l’on y peut rien, les suites sont souvent foireuses. Alors, je réitère chacun de mes mots écris sur la feuille gribouillée, et je m’excuse auprès des personnes dont j’ai, directement ou indirectement, causé des problèmes et soucis.

Belles et longues vies

Inertie

 


 

Etat : Relative

Lit : Le sixième sommeil, Bernard Werber

Regarde : La camera

Mange : Des Kit-Kat

Bois : Café

Ecoute : Equation, Camille (from Le Petit Prince, 2015) 

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Mon séjour en partenariat avec ma conscience. Partie 6

Bonjour, bonsoir à toutes et à tous

Tout de suite, mon sixième jour au BAFA :


 

Je me réveille. Et déjà une flaupé d’émotions me traversent. Le joie d’être ici avec Maxime, Morgane, Dorian et Lulu, l’impatience d’être bientôt à la soirée d’Incroyable Talent, le stress de mon improvisation de costume pour la MSA, la peur de ne pas être à la hauteur lors de ma prestation, et l’envie de prouver à Méchant Flic, et à tout le groupe du BAFA, ce que je vaux.

Bon, on se calme, et c’est partie. Douche, exercice de respiration, habillage, préparation de mon sac avec tout mon matériel utile pour ma MSA. Puis direction déjeuner. Maxime est là, encore une fois. Lui qui m’a tant soutenu, j’aimerai qu’il soit aux premières loges pour assister au jeu organisé sur mon stand. Alors je le titille un peu pour faire monter le suspense, car il ne sais pas encore exactement en quoi consistera les différentes épreuves de ma MSA. Une fois sa curiosité suffisamment attisée, je laisse de coté le sujet, pour prendre la direction de la salle de formation.

Ce matin, comme tout les matins, TAC. Je suis censé passer pour un jeu, mais avec tout ce qui est arrivé, j’avoue avoir un peu (beaucoup) bâclé sa préparation. Tant pis, au moins je ne suis pas surprise lorsque je vois les gens clairement s’ennuyer pendant mon TAC, j’ai choisis de mettre mon énergie autre part.

Après cela, c’est au premier groupe de MSA de faire leur mise en situation. Ils sont censés présenter un conte animé. On sort tous dehors pour leur laisser 15 minutes de préparation, pour la décoraton de la salle et les costumes. Puis on re-entre. La salle est complètement transformée, c’est très impressionnant. Il y même un jeu sur la lumière qui participe à créer l’imaginaire. Les décors représentent une forêt. Maxime et moi nous asseyons par terre. Personnellement, je retrouve mon âme de petite fille, lorsque j’assistais aux animations préparées par les animateurs, qui me faisaient rêver comme jamais. Evidemment, à cet âge-là, on ne se doutait pas de tout le travail fourni derrière…On n’avais droit qu’à la belle face de l’animation. Le luxe.

L’histoire du conte animé est destinée aux enfants entre 3 et 6 ans, alors évidemment, l’histoire est assez simple, ce qui ne m’empêche pas d’être complètement plongée dedans. On suis l’aventure l’Annabelle la Coccinelle, dont c’est l’anniversaire aujourd’hui. De tout les amis d’Annabelle, celui qui  fait exploser tout le monde de rire était Albert le Verre de Terre , ou quelque chose comme ça. Car sa tête ressemblait à un vieux meme. Littéralement. 

 

Après cette MSA globalement réussie à mon sens, on passe à l’analyse. Globalement, mon avis est partagé : Cette MSA est pas mal.

Ensuite, déjeuner avec tout le monde. Tout est tranquille, je me concentre de toute mes forces sur ma conversation avec Maxime pour oublier le goût infecte des aliments, car aujourd’hui, pas question de rater le repas : je dois être en forme pour ma MSA de l’après-midi. Quand soudain, la Bûche et Racaille numéro 2 respectivement vêtus en rouge et en bleu, débarquent dans la cantine, bien décidés à montrer, avec une subtilité relative, qu’ils font une sensibilisation.

Ce qui est bien avec mon groupe, c’est qu’ étant donné qu’il n’y a aucune communication, l’effet de surprise censé être provoqué chez les stagiaires par leur arrivé soudaine m’atteint aussi. C’est le pied : je suis sensibilisée sur ma propre MSA.  Bref. Il sont là pour annoncer la constitution des deux équipes, tout en gardant leur stupéfiant mauvais jeu d’acteur, évidemment. Ainsi, La Bûche annonce de sa douce voix :

-Dans mon équipe, je veux : Lulu, Gaëlle, Sarah….

Okay. Bien. au moins ils font correctement leur job : ils ont bien découpé le groupe en deux parties symétriques. Après vient Racaille numéro 2 :

-Et moi dans mon équipe, je veux… Maxime !

Grand silence.

Tout va très vite : Maxime et moi, on se regarde. Lui ne comprend pas plus que moi ce qui a pu passer par la tête de Racaille numéro 2 pour qu’il vienne au fait que seul Maxime, dans sa divine excellence, puisse à lui tout seul battre l’autre équipe. On éclate de rire. Je n’en peux plus, je suis pliée en deux et Maxime aussi. Heureusement, Racaille numéro 2 retrouve sa fiche de noms et continue  à appeler les gens comme si ne rien n’était. J’ai du mal à reprendre mon souffle. Je sais que Maxime est le moteur du groupe depuis le début de la session, et il était très drôle de penser que les autres puissent avoir pris ce fait au 1er degré.


 

Après cette bonne tranche de rigolade, on retourne en formation : C’est les TAC de l’après-midi. Et enfin, c’est à notre tour de passer pour les MSA. J’ai la boule au ventre. On demande aux gens de sortir dehors pour que l’on puisse installer tout nos stands. La particularité de notre MSA, c’est que l’on utilise énormément d’endroits différents dans le bâtiment du BAFA : La salle de formation, la régie, une salle de classe, la cantine, le gymnase, et j’en passe… Ainsi, nous n’avions, mis a part les pancartes des stands, aucun décors à mettre en place. Heureusement, car l’on doit à la place installer en 15 minutes les indices je-ne-sais-où dans le bâtiment,installer un parcours dans le gymnase, et mettre nos déguisements.

Etant donné que je considère que La Bûche a voulu faire l’entièreté du jeu seul, je lui demande d’aller installer tout les indices et le parcours : Après tout, je ne sais même pas où ils sont censés être disposés. Contre toute attente, il ne rechigne pas. De mon côté, j’installe mon stand qui se trouve dans la régie, tandis que la Brune installe le sien dans la salle de classe. Après ça, je met rapidement le tee-shirt de Lulu (bénie sois-tu Lulu de me l’avoir prêté), enfile mes bijoux et prend ma chemise pour la mettre de façon bariolée. Puis direction les toilettes pour la difficile épreuve du mascara noir et bleu.

Il faut savoir que je ne maquille pas des masse. Mais s’il y a une chose que je ne fais jamais, c’est bien mettre du mascara. Cependant, au BAFA, faut savoir s’adapter. Aussi j’ai la chance de me rappeler quelques dogmes de divers tutos beauté regardés il y a fort longtemps, dans mes sombres années de préadolescence. Et puis de toute manière, je cherche à ressembler à une dangereuse enchanteresse, pas à avoir le « Regard charbonneux » ou autres conneries du genre. Aussi je m’emploie à tracer quelques traits et points aléatoires autour de mes yeux. Je me regarde. J’ébouriffe mes cheveux. Parfais, je suis mystique à souhait. Je sors et voit que La Brune a fait de même avec le mascara. C’est bien, elle est aussi dans son personnage. On se souhaite bonne chance pour aller ensuite se placer à nos stands respectifs.

J’ai d’énormes sueurs froide. Et fait je tremble littéralement, du fait du stress et du fait que je ne sois qu’en tee-shirt, moi qui ai l’habitude des gros pulls. J’entend les voix de La Bûche et de Racaille numéro 2 dans la salle d’à coté, qui prennent en charge les équipes. Je sais qu’à un moment ou un autre, la première équipe va arriver pour me défier à mon stand. J’essaie mes exercices de respiration, à l’aide de mon huile essentielle de lavande qui embaume la pièce. Je fais le vide. Je repense à mes années de scoutisme, et à toute les fois où, enfant, j’arrivais devant un stand comme celui que je tiens aujourd’hui. C’était un de mes stand préférés, parce que je pouvais prouver que je valais quelque chose contre un adulte. Evidemment, aujourd’hui, je sais que l’animateur faisait semblant de perdre, mais sur le coup, je croyais toujours que j’avais gagné dans les règles. Aujourd’hui, l’animateur, c’est moi. C’est moi qui cette fois-ci va incarner l’imaginaire pour des enfants. Cette pensée m’émeut bien plus que ce que je ne pensais. Mais au moins, je suis plus calme. Et je sais que ce rôle est fait pour moi.

Je me place fermement et j’attend.

J’entend des voix se rapprocher et voit la première équipe entrer brusquement dans la régie. Probablement grâce a un indice, ils viennent de trouver mon stand, « LE BRAS D’EAU » (je n’ai pas choisie le nom). Ils s’approchent. Je garde un visage complètement impassible.

 

C’est l’équipe rouge, dirigé par La Bûche. Il y a également Méchant Flic, Maxime, et le frère de Mour. l’autre formateur. J’explique de la façon la plus froide possible les règles : L’équipe choisit un joueur pour me défier. Celui-ci a, comme moi, un pichet d’eau devant lui. Le but de jeu étant de tenir à bout de bras ce pichet jusqu’à ce que le premier qui lâche perde la partie. Je sais très bien que je ne vais pas gagner. Mais ce n’est pas le but. Je dois seulement tenir suffisamment pour les ralentir afin que la MSA dure 1 heure, selon les consignes que l’on nous a données.

Je regarde Maxime. J’aimerai bien qu’il soit choisit pour jouer contre moi, mais évidemment, le groupe choisit plutôt le frère de Mour. : Un adulte plutôt musclé. Nous commençons et levons nos pichet.  Je sens que le frère de Mour. est très relaxé, sûr de gagner rapidement. Au début, Les membres du groupe me lancent des piques, essaye de me faire rire. Pour essayer de m’enlever mon air imperturbable. Mais quand Maxime s’y est mit aussi….

… Cela m’a quelque peu enlevé mon calme intérieur.

Cependant, je vois que mes quelques entraînements de musculation aux haltères portent leur fruit. Peu à peu, voyant que je ne lâche pas facilement pris, les moqueries s’estompent. Tout le monde regarde dans un grand silence ce combat indirectement physique mais surtout mental. Je fixe mon adversaire droit dans les yeux. Je fais attention à bien respirer, pour faire tenir mes muscles plus longtemps. Encore une fois je me surprend moi-même au cours de ce BAFA, et surement d’autres au passage.

Si mon prof de sport avait été là, il aurait probablement été fier de moi. Je tiens mon bras en place, malgré qu’il commence à trembler violemment sans que je n’y puisse rien y faire. Mais c’est seulement lorsque que je sens littéralement les muscles de mon bras se décontracter d’eux-même,( ce qui n’est pas, mais alors vraiment pas une sensation très agréable.) que j’abaisse enfin mon bras.

L’équipe est contente, elle veux vite que je lui donne leur récompense : l’indice qui les conduira à la princesse. Moi, je ne peux plus bouger mon bras, mais je ne laisse rien voir de la douleur et garde mon air impassible jusqu’au bout. Au moment je partir, Maxime me fait un pouce en l’air, pour me donner un avant-goût de son appréciation de ma performance. Ça me fait chaud au cœur. Cependant je ne peux toujours pas bouger mon bras, ce qui est embêtant étant donné que je dois affronter l’autre équipe dans quelques instants. Heureusement, Méchant Flic, qui n’a rien loupé de ma prestation, revient me voir pour me masser vigoureusement le bras afin d’y refaire circuler le sang, en me félicitant au passage pour ma performance. Je suis très heureuse de savoir que je suis remonté dans son estime.

Après cela, Méchant Flic part. La deuxième équipe, bleue, arrive un peu après. Ils viennent d’affronter La Brune. Dans cette équipe-ci, il y a Mour. Et il ne me fait pas de cadeau en me chahutant bien plus que la première équipe. Et pour ne rien arranger, il est choisi pour jouer contre moi. Après tout, pourquoi se faire chier à prendre quelqu’un qui ai au moins le même âge que moi après tout ? C’est comme ça avec les enfants : ils veulent juste gagner. Cette fois-ci, je ne m’attend pas à tenir très longtemps. Et, en effet, à cause de mon pauvre bras et des très nombreuse piques de Mour., j’abaisse mon bras au bout d’une minute seulement. Mais je m’en fiche : J’ai déjà montré le meilleur de moi-même aux personnes que je voulais. Et c’est tout ce que je souhaitais.

Je garde mon attitude impassible jusqu’à ce que l’équipe sorte de la pièce. Et au moment où il sortent : Vite ! Je prend mes affaires et cours ventre à terre avec La Brune jusqu’au gymnase, où se déroule la dernière épreuve :  »La Guerre des Cœurs ». Nous avons tout juste le temps de nous mettre à nos places et à nous souvenir d’un truc plutôt important : Quelle sont les foutues règles de ce jeu ?! J’aperçois dans 2 rangés parallèles des plots, une bassine pleine d’eau au début, et deux bassines vides à la fin. Bon, je vois de quoi il s’agit, mais je vais devoir improviser pour la plus grande partie de l’explication des règles.

A peine ai-je finis d’élaborer mon petit speech que les deux équipes arrivent dans le gymnase, avec La bûche et Racaille numéro 2. J’attend le silence et parle d’une voix très forte :

 »Vous voici maintenant à la grande finale ! Vous allez une ultime fois vous affronter pour savoir lequels d’entre les.. Prince ? Aura la princesse. Les règles du jeu sont les suivantes [….]  »

Je finis d’énoncer les règles, et me place pour surveiller le parcourt de l’équipe rouge, tandis que a Brune surveille celui de l’équipe bleue. Le jeu commence. En file indienne, les deux équipes se placent pour, chacun à la suite, prendre un verre percé de trous, le remplir d’eau, faire le parcourt, et mettre l’eau dans la bassine. En regardant les personnes de l’équipe rouge galérer à remplir la bassine vide, quelques pensées me traversent la tête… QUI A EU L’IDÉE D’UN JEU D’EAU AUSSI DIFFICILE ET LONG EN PLEIN HIVER DANS UN ENDROIT NON CHAUFFÉ ?!

Mon dieu… Comment ai-je pu laisser faire une chose pareil ?! Evidemment que c’était un jeu d’eau ! C’est même moi qui ait ramené la poubelle pour servir de contenant pour l’eau ! Ha… Je crois que les chefs d’équipe n’ont pas compris que c’était une poubelle, étant donné qu’ils laissent tricher Morgane qui met l’eau contenue dedans dans sa bouche, en plus d’en mettre dans le verre troué… Génial. Je vois Maxime galérer à faire le parcourt. Lui qui est frileux… A sa place j’aurai tout simplement arrêter de jouer, je pense.

Finalement, le jeu s’arrête prématurément car il n’y a plus d’eau. C’est super con et super gênant pour nous. Alors La Brune et moi on détermine de visu qui a le plus remplit la bassine : C’est l’équipe rouge.

Enfin, c’est la fin du jeu : Les Rouges ont trouvés la princesse. La-dite Princesse qui attend sur le parking avec un carton a la main, une robe noirs moulante pas ce qu’il y a de plus royale et une mine pas très avenante… Même moi je pense que je pourrais être une meilleure princesse qu’elle. Si le groupe m’a envoyé balader moi et mes idées de personnages parodiques, alors qu’ils assument jusqu’au bout d’être dans des personnages clichés traditionnels, donc point de tête d’enterrement quand on est une princesse tradi ! Je suis on ne peux plus déçue par La Petite Blonde. Et encore plus par La Bûche, chef de l’équipe bleue qui vient prendre en TOUT premier la récompense destinée aux enfants de l’équipe perdante. Et pour compléter le tout, je l’entend  bougonner :

-‘toutes façon moi j’ai pas besoin d’une princesse pour être heureux…

Par pitié qu’on en finisse.. On range vite le matériel, et on va s’asseoir dans la salle de formation pour faire l’analyse.

Ainsi je me retrouve assise avec mon groupe de MSA devant les stagiaires du BAFA et les formateurs. Je profite de l’analyse pour glisser un mot sur l’aspect  »difficile » de la communication au sein du groupe. Très franchement je pèse mes mots. Mais je n’ai pas envie de partir dans des remontrances envers mon équipe tout simplement parce qu’on m’en aurait fait, à moi aussi, après coup. Alors je ne dis quasiment rien sur l’horreur de ce qu’a été la préparation des MSA, le fait que La bûche ait fait SA MSA à lui tout seul, le manque de communication… Je garde ça pour moi (et un peu pour Maxime, c’est lui qui a supporté mes plaintes envers mon groupe.)

Après notre temps de parole vient le temps de l’avis des autres stagiaires et des formateurs. Et je suis très surprise d’entendre Méchant Flic commencer à tacler La bûche et Racaille numéro 2 sur leur rôle beaucoup trop prédominant dans le jeu, et de leur incapacité à gérer ce rôle. Et puis ensuite nous féliciter La Brune et moi pour notre prestation d’animateur.

-C’est elles qui auraient dû être chefs d’équipes ! Pas vous !

Nan… Nan. NAN !!?? J’ai les larmes aux yeux. Enfin justice est rendu ! J’ai envie de sauter au cou de Méchant Flic pour la remercier. Je suis contente de voir les deux garçons baisser la tête en entendant cela. Je ne prend que rarement plaisir à regarder le malheur des autres, mais là, c’est juste trop bon.

Après l’analyse, et un temps de formation, direction la cantine. Je peux enfin souffler. Maxime et Lulu viennent me voir pour me féliciter de ma performance au Bras d’Eau. Je suis tellement contente… J’avoue que je suis fière de moi pour les avoir impressionnés, étant donné que ce qu’ils pensent sur mon compte est très important pour moi, vu que je les apprécient beaucoup.

Etant donné qu’aujourd’hui, c’est la première veillé, Maxime et les autres demi-pensionnaires restent pour la formation qui dure exceptionnellement jusqu’à 21h. En m’installant sur ma chaise, je remarque Maxime qui s’avance…Habillés avec sa blouse de chimie de collège, surement. Cela doit être un personnage de sa MSA d’enquête policière. Il s’assoie à coté de moi. J’avoue que je suis un petit peu stupéfaite de le voir faire sa sensibilisation à cette heure-ci, en pleine formation. Personne ne l’avait encore fait.

Mais ce fut pour moi assez drôle de le voir participer très activement aux débats de la veillée, sur le thème  »Sexe, Drogues, Alcool », en scientifique l’air un peu coincé parlant tranquillement de cul avec des mots compliqués, pour bien faire chier La Bûche qui ne devais pas en comprendre la totalité.

Bref. Après cette veillée, je suis exténuée, je vais directement me coucher. Malgré l’impatience d’être à la soirée de demain qui vrille dans mes veine, la fatigue accumulée l’emporte.


Etat : Il est 2 heure du matin. Mai franchement, je suis apaisée

Boit : Eau

Mange : Rien pour l’instant mais bientôt un bon gâteau d’anniversaire

Lit : Toujours le même livre

Regarde : Mes limites corporelles de ma résistance au stress

Ecoute : Rien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon séjour en partenariat avec ma conscience. Partie 5

Bonjour/Bonsoir à toute et à tous !

Je suis trop satisfaite de moi. Une petite vingtaine d’heures et quelques de révisions, ça mérite bien une petite pause non ?

J’ai vu au cinéma  »Your Name » (je met en lien la bande annonce). Eh bah moi qui m’attendais à juste un film culcul avec de beaux dessins de ciel en long, en large et en travers, sans aucun scénario sérieux,(Comme le film d’animation 5 Centimeters per Second, pour ne pas le citer…Film de chiotte..) j’ai été agréablement surprise. .

Bref, Si vous aimez bien ce type de films, il est vraiment cool. Avec un gros effort scénaristique, graphique et sonore. Ça change un peu des Ghibli, c’est pas mal.

Enfin. On passe à mon cinquième jour au BAFA. Let’s go.

Un pas en avant

Me réveille. Et je suis en forme. Et saute de mon lit et arrive la première aux douches. C’est mon seul moment calme de la journée, alors je profite un maximum en savourant bien l’eau chaude. Aujourd’hui, j’ai intérêt à être au taquet, car ce soir, toutes les préparations des MSA doivent être finies. On nous annoncera cet après midi l’ordre du passage des groupes, qui va s’étendre de demain jusqu’à après-demain.

Je descend. Comme d’habitude il fait gris et froid. Tant pis, ce n’est pas comme si on sortais beaucoup de toute manière. J’entre dans la cantine. Je vois que Maxime est déjà là. Très honnêtement je ne sais pas du tout où il habite, mais étant donné qu’on est entouré par la forêt, et qu’il vient en transport, il doit se lever vachement tôt pour être ici à cette heure. On parle des MSA, rejoint par Lulu, Morgane et Dorian. Tout le monde commence doucement à stresser d’avoir tout finit pour ce soir.

Le formation commence. Ce matin, aux TAC, ont a droit a une sortie dans le gymnase NON CHAUFFÉ d’à coté pour y faire le jeu du Police-Voleurs. Le jeu entre dans la catégorie des  »Jeux foirés »à mon sens.  Les équipes sont formées par les 2 chefs d’équipe qui choisissent tour à tour quelqu’un. Mauvais point. Evidemment on me choisit en dernier. Bah, au moins je suis avec Maxime, dans l’équipe des policiers. La Bûche est dans celle des voleurs. Et heureusement car les règles instaurées étaient : Les policiers doivent toucher le voleur, ont 10 secondes pour le fouiller et trouver un petit papier…

… J’adore témoigner de ma grande maturité.

Heureusement, après ce jeu, on nous séparent en 2 groupes pour continuer les TAC. Par chance, notre groupe quitte le gymnase pour rejoindre la salle de formation, bien au chaud. Je compatis pour le groupe qui a dut rester là bas, dans le froid. Le jeu qu’on nous fait faire est très bien. Il consiste à se mettre en file indienne. Tout le monde doit fermer les yeux excepté celui qui est tout derrière. Le but est de trouver un objet caché dans la salle grâce au indication que donne celui qui a les yeux ouvert. On rigole bien avec Maxime et Morgane. J’aime bien ce TAC.

Après ça : formation. Méchant Flic nous fait revoir toutes les bases. Je ne sais pas si elle a pris le temps de lire nos  »copies » d’hier, mais en tout cas elle a bien sentie qu’il fallait consolider tout ça. Elle a bon flair, effectivement. Je réapprend pleins de chose sur lesquelles j’avais fait l’impasse.

 

L’heure du déjeuner arrive. Je suis contente de voir que la cantine n’est plus une épreuve pour moi, étant donné que j’avais plus ou moins réussi à m’intégrer dans le groupe de Lulu. Je me pose avec Maxime un peu à l’écart. Je lui raconte sans trop entrer dans les détails les problèmes avec mon groupe. J’envie tellement le siens..  Mais je vois qu’il fait ce qu’il peut pour me rassurer. Puis on finit le repas tranquillement, l’esprit bon enfant.

Ensuite, re-TAC.


 

Puis après ça, c’est parti pour la redoutée préparation des MSA.

Je me prépare mentalement. C’est maintenant que tout va se jouer. Je dois absolument faire un sans-faute avec mon groupe. Entrer dans leur semblant d’esprit de groupe. Faire le caméléon. Je ne les laisseraient pas dire, au moment de l’analyse du jeux, que j’ai été un poids pour le groupe.

Aussi, tout en gardant les même précautions qu’hier (car la Bûche, même si je l’ignore, n’est pas loin) j’essaie d’aider du mieux que je peux. Je me charge des différentes pancartes pour les stands que moi et La Brune devront tenir pour affronter les 2 équipes et leur donner les indices qui les conduiront jusqu’à la princesse. Au moins, je suis utile dans ce que je sais faire : les travaux artistique. Du coup le reste du groupe me fiche la paix, voyant que ça leur rapportera des bons points d’avoir un peu de décoration. Je regrette malgré tout de ne pas avoir pu mettre mon avis dans la conception même du jeu. Presque toutes les idées viennent de la Bûche, excepté l’idée des stands, qui viennent de mes souvenirs de scout. Je ne sais même pas ce que sont ces mystérieux  »indices » que La Petite Blonde s’amuse à mettre dans les ballons colorés depuis une heure. Quelle perte de temps…

Une fois les affiches des stands finis, je suis plutôt fière de mon travail. Je vais voir dans la salle de formation si mon groupe n’a pas besoin d’aide, lorsque tout d’un coup, une idée me traverse l’esprit. Je vais voir La Brune, car il y a une chose dont on a oublié de parler, c’est nos deux rôles respectifs. Il avait été convenu que toutes les 2, nous soyons au 2 stands différents pour défier les équipes, une à une. Cependant, au BAFA, une des règles importante est qu’il faut TOUJOURS créer un imaginaire. Il faut que nous incarnions quelque chose toutes les deux.

Heureusement, il n’est pas difficile de parler avec elle, c’est la moins désagréable du groupe. Après un temps de discussion, on convient qu’on jouera des enchanteresses alliées de la princesse pour se mettre au travers de la route des deux princes. Des sorcières types mystiques quoi. Malheureusement, comme d’habitude, je dois m’y coller pour prévenir La Bûche du changement. Je m’approche de lui :

[Moi] -Hey, excuse moi de te déranger. C’est juste que [La Brune] et moi, on a remarqué qu’on avait pas de rôle; et-

[La Bûche] -Bah c’est pas grave nan ?

[Moi] -Heu… Si, on… [Je m’apprête à sortir  »on va être pénalisé si on en a pas » mais m’abstient en me souvenant de hier]… C’est mieux de créer un imaginaire jusqu’au bout, je pense.

[La bûche, qui grogne] – Grrrmmmm..

[Moi] -Du coup, pour te prévenir si jamais les gens de ton équipes ont des questions : [La Brune] et moi, on sera des enchanteresses envoyées par la princesse pour vous défier, okay ? 

[La Bûche, surpris] -Bah vous n’êtes pas nos alliées ?

[Moi] -… Eh bien, si on vous défie, j’imagine que non..

[La Bûche] -Mais c’est con, j’imaginais que vous alliez être nos amies plutôt.

[Moi, embêtée] -Ben… Je pense pas que ça soit très logique, en fait.

[Le Bûche, le regard éteint] -Bof, si.

-[Moi] Eh bien on a cas demander aux autres. [Parlant à tous le groupe] Dites ! [La Brune] et moi, on est plutôt les ennemies des princes, non ?

J’obtiens quelques regards las. Je ne sais même pas si ils ont entendus ma question.

[Tout le groupe] Mouai...

[Moi, à la Bûche] Génial ! Les gens sont à l’unanimité ! Donc on fait ça, oublie pas !

Il n’apprête a dire un truc. Mais s’arrête et hausse les épaules lassement.

[La Bûche] Comme tu veux.

Je pars sans demander mon reste.

 

J’ai obtenue ce que je voulais pour une fois, et c’est déjà une victoire en soi. Le reste de l’après midi se déroule sans accrocs. J’aide La Petite Blonde à fabriquer sa couronne, ainsi qu’une fille d’un autre groupe de MSA qui galère à cause d’un de leur membre qui a quitté le BAFA en cours de route, ce qui leur fait une personne en moins. Les pauvres, je n’aimerais pas être à leur place.

Au moment de finir la formation, toute les MSA sont (censées être) finies. On nous annonce alors l’ordre de passage des groupes :

  • Demain : une première MSA passe le matin. C’est censé être un conte animé.
  • L’après midi, c’est mon groupe qui passe, avec un jeu d’opposition.
  • Après-demain : le matin c’est le groupe de Maxime, Lulu, Dorian et Morgane qui passe, avec une enquête policière.
  • L’après midi, ce sera le dernier groupe (celui qui a une personne en moins) qui passe avec un jeu musical.

On nous annonce également deux autres choses :

  • Une veillée aura lieu demain et après demain. C’est à dire qu’au lieu de finir à 19h, la formation finira vers 21h.
  • Après- demain, en continuité avec la dernière MSA qui passe avec un jeu musical, il y aura une petite soirée avec pour thème  »Incroyable Talent ». Les gens de la formation devront s’organiser pour créer cette petite animation, où pourront passer celles et ceux qui ont un  »talent » quelconque à montrer. Suivie plus tard d’une soirée classique avec musique et buffet.

Tout le monde est super excité en apprenant la nouvelle. Moi aussi je suis très contente que les formateur aient prévus ça. Je demande à Maxime s’il compte passer à Incroyable Talent. Il me répond par l’affirmative et me renvoie la question. Effectivement, je pense y participer, et je crois bien que j’ai ma petite idée de sur quoi…

 

La formation finie, direction le dîner à la cantine. Comme d’habitude, c’est imbouffable. Je me contente de prendre du dessert, probablement constitué a 80% de sucre et de farine blanche et 20% de colorant (et peut être pas alimentaire). Cependant, je commence à me poser sérieusement des questions : Comment j’arrive à tenir un rythme pareil en me nourrissant aussi peu ? J’ai dû bien louper 5/6 repas depuis le début de la formation, et ce ne peut pas être le sucre qui me fait tenir étant donné que je ne mange que très peu de goûter. Je me découvre une stupéfiante résistance corporelle. Magnifique, ce BAFA m’en aura appris, des choses sur moi.

Le soir, au moment d’aller se coucher. Je me rend compte que je n’ai aucun déguisement pour mon personnage d’enchanteresse ! Vite, je cours dans les chambre pour demander à qui veut l’entendre si quelqu’un n’aura pas un draps, ou n’importe quoi qui pourrais me donner l’air mystique. Je tombe sur Lulu et tombe à genoux en lui demandant si elle n’aurait pas ça en stock. Par chance, elle sors un tee-shirt plutôt psychédélique, et ses mascaras, bleus et noirs. Je me dit que c’est mieux que rien. J’improviserais demain…

Je m’endors l’esprit plus reposé. En y repensant, j’ai vraiment bien fait de rester. Je me sens à ma place et acceptée par le groupe. Grâce à Dorian, Maxime, Lulu et Morgane, je pense que les 550 euros dépensés pour l’internat du BAFA les valaient bien, finalement…


 

Voilà, désolé, cet article a dû être mis de côté cette semaine (alors qu’il était quasiment prêt depuis mardi soir…) à cause de mes épreuves, qui se sont bien passées, merci. Maintenant j’espère pouvoir ne plus prendre autant du temps pour sortir les prochains épisodes du BAFA.

Bon jeudi soir.


Etat : Le stress, quand y en a plus, y en a encore ! =D C’est magique !

Mange : Des gâteaux. Je marche aux gâteaux et au café depuis une semaine. 

Boit : Du café.

Lit : Mis à part mes centaines de fiches de révisions ? L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Romain Puértolas

Regarde : Ma vie défilée à travers ces putains de feuille non A4 à petits carreaux de chiotte pas agréables pour écrire.

Ecoute : The lonely, Christina Perri… Nan je déconne, I’m on my way, The Proclaimers.

 

 

 

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Mon séjour en partenariat avec ma conscience. Partie 4

Bonjour Bonsoir à toutes et à tous.

J’ai absolument besoin de me changer les idées, et en plus j’ai fais 5 heures de révision. Alors c’est partie pour mon quatrième jour au BAFA.

Espoir

Je me réveille en avance. N’ayant pas pu me laver hier soir, je fonce sous la douche directement. Je suis calme. Les événements d’hier me paraissent très lointain et j’ai presque l’impression de les avoir rêvés. Je sors puis vais m’habiller pour descendre manger le petit déjeuner. Après l’eau chaude, j’apprécie l’air froid sur mon visage lors du petit trajet pour aller jusqu’au bâtiment de la cantine.

J’arrive. Je suis bien contente de voir que Maxime est déjà là (étant donné qu’il est seulement demi pensionnaire et non interne). On discute de tout et de rien. Puis on est rejoins par Morgane et Lulu. La matinée commence bien, étrangement.

Le matin, c’est mon tour de passer pour les TACs. Je suis rassurée de voir que Méchant Flic n’est pas là. Ça fera une pression en moins. Je passe sur une chanson  »La famille Tortue ». Ma prestation reste moyenne malgré mon temps passé à élaborer l’imaginaire et les gestes du chant. Lors de l’analyse de mon chant,  on me tacle pour avoir fais des gestes sexistes qui pouvaient montrer une supériorité de l’homme sur la femme. Je ricane intérieurement en entendant cette remarque sur mon TAC. Pourtant ces gestes correspondais bien au fait qu’apparemment, SAUF ERREUR DE MA PART, y ait aucun problème à dire des trucs sexistes ou homophobe dans ce séjours. Alors je ne me suis pas gêné, tient, rien que pour voir leur réaction. Aussi Mour., le formateur, essaye de commencer un débat avec moi sur l’égalité homme-femme pour me forcer à expliquer mon choix de geste. Je le plante là. Cette matinée à trop bien commencée pour que je la pourrisse avec ça.

Après la pause, Em. (l’intervenant qui remplace Méchant Flic) arrive. Et il est pas content. Du tout.

Je crois qu’aujourd’hui va être le jour de énorme coup de pied au cul de la part des formateurs.

Effectivement. Em. nous engueule dans les règles de l’art. Il est très mécontent de voir que seulement une seule sensibilisation ait été faite. Ce qui est compréhensible vu que toutes les MSA doivent être terminées demain soir. Il insiste sur le fait que notre groupe est mou, ne pense qu’à s’amuser, et qu’on ferai mieux de se  »sortir les doigts du cul » si jamais on voulait avoir une chance d’avoir notre diplôme. Qu’en colo, on serait déjà tous mort a cause de la masse de travail, et qu’il voyait pas comment des trou du cul tels que nous pourrait arriver à gérer des gosses avec ce niveau là. Ça ne paye pas de mine dit comme ça, mais tout le monde était bien refroidit.

Moi j’écoutais vaguement, sur ma chaise, j’étais complètement détaché de tout ça. Je réfléchissais. Ou plutôt j’avais la certitude d’une seule chose à ce moment là : L’animation, c’est pas fait pour moi. Tout simplement.

Le temps que je sorte de ma réflexion, Em. avait finit le lynchage, Mour. reprend alors le relais pour continuer sur la formation. Qui se fit dans un grand silence.

Le midi arrive. Et je crois que ma bonne étoile est avec moi, car je mange avec tout le groupe : Maxime, Morgane, Lulu, Dorian, et également Aymeric. C’est la première fois que je me sens autant en paix depuis le début du séjour. Durant ce repas, La Bûche et Racaille numéro 2 arrive, déguisés en… Rien du tout. L’un est en rouge, l’autre est en bleu. Ha, je crois qu’il font notre sensibilisation.  Effectivement, ils jouent devant tout le monde le rôle de 2 personnes (je crois que c’est censé être des princes, mais on ne sait pas trop) qui s’engueulent à propos d’une princesse.  Je suis presque contente. C’est nul, c’est mal jouer, leurs rôles ne sont pas clairs, mais au moins ils font quelque chose pour la MSA de concret sans m’engueuler. Du coup, ça passe. Je finis mon repas d’une humeur joyeuse.

L’après midi, Méchant Flic est revenue. Et elle joue très bien son rôle. Voyant très bien le peu de personne qui ont assimilées toutes les notions vues depuis le début du séjour, elle décide de nous faire passer un test surprise, version scolaire. Papier, crayon, on écoute les questions, et écris les réponses, et on la ferme.

Moi je suis tout juste incapable de calculer quoi que se soit sur les questions sur le taux d’encadrement. Mais je m’en fiche. Depuis ce matin je suis détachée de beaucoup de chose, et ce n’est pas une feuille quasi blanche qui va me mettre mal.  De toute façon qu’importe ? Jamais je ne travaillerai dans ce milieu. Alors autant garder le moral. D’autre plus motivés à avoir leur BAFA auront de meilleurs raisons de déprimer que moi.

Après que tout le monde ait rendu leur  »copies », l’ambiance est environ a -50°C. Mais ce n’est pas ça qui va arrêter la formation : on a un emploi du temps à tenir.

C’est à nouveau la préparation des MSA. Je m’installe dans la régie, près du groupe de Lulu pour pouvoir finir tranquillement mon affiche de sensibilisation. La Petite Blonde vient me voir. Elle regarde mon travail, moi je l’ignore. Puis elle sors un inattendu :

-Putain c’est trop beau. Bravo.

Ha. Merci pour ta gentillesse aléatoire jeune fille. J’ai envie de lui dire d’aller se faire voir, mais elle me tend une perche, et ça serait idiot ne ne pas la saisir. Alors je la remercie très chaleureusement, et lui demande si elle a besoin d’aide pour quelque chose.

Y a des jours où je m’étonne moi-même.

Du coup, je retourne dans la salle de formation, où est le reste de mon groupe, pour voir où ça en est. J’écoute, la plupart du temps sans rien dire. Lorsque j’ai des questions ou des avis, je les formulent de manière la plus polie et gentille possible. Je prend mes précaution. Car aujourd’hui, la Bûche semble s’être levé du pied gauche, et n’est vraiment pas de bonne humeur. Pourtant, il insiste pour s’occuper de tout, aussi c’est à lui que je dois poser mes questions. Je marche sur des œufs, car j’ai vraiment l’air de l’emmerder comme jamais. Ainsi, si ce mec commence à s’emporter,  je suis quasi sûr de finir a l’hosto. Au fond de moi j’ai une petite crainte qu’il se décide à me faire fermer ma bouche de la manière forte. Comme quoi, ce genre de réflexes restent.

L’on arrive sur le sujet du rôle de La Petite Blonde dans notre jeu. Techniquement, elle joue la princesse, et n’apparaît qu’à la fin du jeu, lorsque l’équipe la plus rapide la trouvera. Pour ainsi dire : elle ne sert pas à grand chose. Je vois bien que ça l’ennuie de seulement jouer un rôle mineur et inutile. Et en me mettant à sa place, ça me ferait bien chier aussi. Alors, solidarité féminine, j’essaie de la défendre :

– [Moi] Ça serait bien que [La Petite Blonde] ait un autre rôle, en plus de jouer la princesse, tu ne penses pas ? Je veux dire, c’est un petit peu dommage de laisser une personne faire un rôle minime, tandis que d’autres, ont de très gros rôles principaux. Cela pourrait enrichir notre jeu. Mais c’est seulement mon avis.

-[La Bûche, grognant et ne daignant pas lever la tête de ses schémas] Chai pas, m’en fout… Nan mais ça va elle est très bien là, à faire la princesse..Va pas nous péter les couilles en changeant le programme, je galère déjà pour faire les trajets des deux équipe et les indices. 

-[Moi] Hum, je peux t’aider si tu veux. Ça te fera moins de travail.

-[La Bûche, en grognant] C’est bon j’te dis

-[Moi] D’accord. Mais c’est bête, pourtant ça pourrais être pénalisant lors de l’analyse si on laisse quelqu’un à la traîne…

-[La Bûche] Putain mais arrête de t’plaindre merde ! [M’imitant] »Nya nya nya ça pourrait êtreuh pénalisaneuh » Tu saoules ! Si tu veux faire ton truc là, démerde-toi toute seule et ARRÊTE DE ME FAIRE CHIER !

Je me fige. Parce que là il fait super peur. Ce mec fait 2 mètres, et mon instinct de survie me dit de fuir. J’essaie de trouver du soutient en regardant La Petite Blonde, mais elle regarde ses ongles d’un air indifférent. Comme tout le groupe en fait.

J’en ai ma claque. Fuck mon instinct de survie.

[Moi] TU OSES T’AUTOPROCLAMER LEADER DU GROUPE, MAIS T’ES  MÊME PAS CAPABLE DE GÉRER CE QUE TU FAIS ! T’ES PAS FOUTU DE SAVOIR TRAVAILLER EN EQUIPE, Y A QUE TON AVIS QUI COMPTE DE TOUTE MANIÈRE ! FAIS TON JEU COMME TU L’ENTEND, MAIS C’EST CLAIREMENT PAS MOI QUI VAIS ALLER TE DÉFENDRE SI CA FOIRE !  MOI JE TE DIS  : T’ES JUSTE UN ÉNORME COINCÉ DU CUL !

Je me barre dans la régie. Je ne suis pas suicidaire. Je m’installe là où j’avais laissé mon affiche, en soufflant bruyamment ma colère. Puis je me remet à dessiner.

Le reste de l’après-midi est plutôt calme. J’ignore la Bûche lorsqu’il vient chercher du matériel dans la régie. Ce qui est bien pour dessiner, c’est que, vu que je n’ai pas de musique, je peux entendre à loisirs en bruit de fond le groupe de Lulu, Morgane, Dorian et Maxime qui débattent pour leur MSA. Çà à l’air du lourd leur jeu. C’est une enquête policière, et, avec Maxime dans leur groupe, j’entend qu’il y a débat sur le niveau de difficulté de leurs énigmes. Alors forcément, je ne suis plus vraiment neutre. Je m’attend à une enquête super complexe venant d’eux.

Entre temps, j’ai du coup l’occasion de parler un peu avec tout le monde. Je remarque que Morgane est plus sympa que je ne le pensait, et que je m’entend particulièrement bien avec Maxime. L’ambiance est sympas et je me sens bien. Quelques personne viennent me complimenter sur mon affiche. Que du bonheur.

Au dîner je ne mange pratiquement pas. Autant les autres jours ce n’était pas bon, autant là c’est juste immangeable. Tant pis. Un dessert et au lit.

Cependant, allongée dans le noir, je n’arrive pas à trouver le sommeil. Je me tourne et me retourne. J’ai beau me sentir détachée de pleins de choses, les paroles de Méchant Flic me reviennent inlassablement en tête. Je remarque que Lulu n’est elle non plus pas endormie, mais sur son portable. Il a beau être tard, je me sens d’humeur à faire des conversations métaphysiques. Bon. J’avais dis que c’était une expérience sociale ? Autant en profiter pour essayer 2/3 trucs.

-Lulu !

Elle se retourne, elle est surprise que je ne sois pas endormie à cette heure-ci, moi qui dors si tôt d’habitude. Tant pis, j’ai rien à perdre, je lance :

-Excuse moi, est ce que tu penses qu’il est possible d’être sincèrement heureux en étant seul en prenant en compte le fait que l’être humain est de par nature sociable ?

Elle rigole doucement

-Je savais pas que tu cogitais à ce point dans ton coin.

Je rigole aussi. La conversation se poursuis d’elle même. Lulu à l’air ravie de cet échange et essaie de répondre au mieux d’après son expérience personnelle, qui est extrêmement différente de la mienne. Et moi j’essaie de faire ce que m’a  »conseillé » de faire la formatrice : Etre dans l’échange. J’écoute beaucoup, j’apprend, et j’essaie de comprendre au mieux. Je balance toute les questions que je me pose depuis le début du séjour. D’après ce que j’entend dans mon groupe, d’après ce que je vois dans la formation, d’après ce que Méchant Flic m’a dit, d’après les petits mais précieux échanges que je vis avec les autres.

La conversation se finit au bout d’une trentaine de minutes. Et c’est l’esprit plus apaisé que je réussis à m’endormir, en me demandant si je vais pouvoir demain avoir quelques interactions avec les personnes du groupe de Lulu ..


Voilà. merci à tout ceux qui me lisent en m’envoient leur commentaire, ça me fais très plaisir !

L’avantage c’est que quand je raconte mon BAFA, je me dis que même si en ce moment je ne suis pas bien, cette expérience m’a prouvé qu’en étant au fond du fond du trou, on s’en sort toujours à un moment ou un autre, d’une manière ou d’une autre. Alors je souhaite bon courage à tout celles et ceux qui traversent une périodes difficile en ce moment. Je vous envoie beaucoup de soutient et d’amour !

Love

Inertie

Etat : Nul, nul, nul

Mange : Purée

Bois : Thé

Lit : La Construction Européenne depuis 1945, Gouverner la France depuis 1945, Mumbai : ville mondiale de second rang, Mobilité, flux et réseau… Et tout un tas d’autres trucs passionnants qui ne sont même pas mon plus gros coefficient au final mais quejedoisquandmêmebossersinonmaprofmetue.

Regarde : Des choses tristes

Ecoute : Toutes les chansons de  »Your Name » 

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Mon séjour en partenariat avec ma conscience. Partie 3.

Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous

C’est parti pour le troisième jour de mon BAFA

Rupture

Me réveille. Et je suis déjà blasée dès le matin. En allant déjeuner je suis bien contente de voir Maxime. Je peux parler et rigoler un petit peu avec. Ça me change les idées. Aujourd’hui Kelly, l’une des formatrices, n’est pas là. Elle est remplacée par un intervenant animateur : Em.

Durant les TACs du matin, Maxime passe. Il nous offre une belle prestation de la chanson  »J’aime la galette », qui est reprise en chœur par tout le monde. Malheureusement, les remarques d’Em. planent toute la matinée sur les TAC Je sens qu’il ne va pas être tendre avec nous.

C’est également le début des sensibilisations (la période pré-MSA pour donner envie aux enfants d’y assister). Le groupe de Lulu et Maxime et Morgane commencent déjà la leur. Je suis impressionnée par leur rapidité, étant donné que mon groupe, lui, ne s’est pas penché le moins du monde sur les MSA. Nous sommes assez en retard, et, avec la pression que met Em. cela n’a pas pour effet de diminuer mon mal être présent depuis le début du séjour.

Vient ensuite le repas. Je ne mange pratiquement rien. Autant à cause de ma boule au ventre qu’à cause de la piètre qualité de la nourriture. C’est avec le ventre quasi vide que je reprend la formation après le déjeuner.

C’est les TACs de l’après midi. La Bûche passe pour son jeu. Je n’ai tellement pas envie de travailler avec lui... Heureusement je remarque qu’il semble vexer Maxime avec sa Running joke de  »Partenariat » durant son jeu. Bien fait. Peut être cela le calmera t- il un peu de dire n’importe quoi à l’avenir ? J’y crois moyen.

Après les TAC : Création d’une « Journée type » selon les différents types d’accueil pour mineurs et tranches d’âge de l’enfant. Je suis vraiment soulagée d’être avec Lulu pour cela. Sa présence est rassurante, et je peux enfin me relâcher un peu et prendre plaisir a écrire notre  »Journée type » sur le PaperBoard. Qui était plutôt bien réussie au finale. Mais le relâchement est de courte durée car après ça, c’est le temps de la préparation des MSA. Je dois quitter Lulu et rejoindre mon… Glorieux groupe, attablé dans la salle d’à coté…

OoOoOoO

Okay Inertie. Là c’est LE moment où tu dois être professionnelle. On respire… Et on y va.

-[Moi, avec un petit sourire] Alors, vous avez déjà réfléchit à ce qu’on pourrais faire pour le jeux d’opposition ?

-[La Bûche] Bof, mais j’pense qu’un truc de piste, ça pourrait être bien. Avec une histoire de princes qui se battent pour aller trouver une princesse, ou quelqu’chose comme ça. Y aiment bien ça les gamins, ça les fait rêver ce genre de trucs.

Okay, on commence sur un bon stéréotype des familles.

-[La Petite Blonde] Ouai c’est cool ça, c’est comme dans les dessins animés, ils vont kiffer.

Merde, je sens l’adrénaline qui commence à arriver et dans ma tête les trop nombreux articles lus à propos de la construction du genre, de la pression sociale, du sexisme ordinaire…

– [Moi, qui garde ma face neutre] Peut être que c’est un petit peu stéréotypé non ? Personnellement je pense que (outre mes opinion sur ce type d’histoire), ce n’est pas forcément une morale géniale à transmettre à des enfants. Ce sont des éponges, il faut faire attention à ce qu’on leur transmet. L’on pourrait être pénalisés à cause de ça. Mais c’est seulement mon avis.

-[La bûche] Bah pourquoi ? Y a ça partout. Arrête de te prendre la tête, c’est bon. On part sur mon idée, elle est bien. Moi et [insérez ici le nom de la Racaille numéro 2], on sera les 2 chefs d’équipe qui vont aller chercher la princesse.

Ha. Ravie de voir que vous vous auto-attribuez les rôles principaux..

-[La Petite Blonde] Et pourquoi t’aime pas ça toi, les trucs de princesses ? Tout le monde aime ces bails pourtant.

-[Moi, l’adrénaline qui monte de plus en plus] Oh, c’est juste que je trouve que cela renvoie à une construction des rôle sociaux masculins/actifs et féminins/passifs que je n’approu- 

Je vois La Bûche soupirer ainsi que la Petite Blonde et la Brune se regarder en levant les yeux au ciel. Okay. On change de stratégie.

[Moi] Bref ! C’est juste mes valeurs personnelles. Sinon, l’on pourrait dire que, pour éviter ce type d’histoire un petit peu vue et revue, on pourrait .. Je ne sais pas.. Cela pourrait être des princesse qui cherchent le prince ! C’est plus original non ? Cela pourrait faire un petite parodie de ce que l’on voit d’habitude.

-[Le Petite Blonde] Nan mais attend, deux filles qui se battent pour un mec, ça fait un petit peu salopes. On va pas donner ce genre de modèle à des enfants.

-[La Bûche] Putain mais on s’en fout ! On se prend pas la tête ! On fait 2 Prince qui se battent pour trouver le premier la princesse et puis voilà ! Arrête de casser des couilles avec ça !

Je me fige. Ne pas céder à la panique. Trouver un compromis. Rester PRO.

[Moi] Mais mettez vous a la place des filles qui vont jouer. Ce sont clairement à des garçons (hétérosexuels) à qui ce genre d’histoire parle le plus. Ce sont eux qui peuvent s’identifier aux princes, qui vivent pleins d’aventure. Ce n’est pas forcément très parlant pour les filles, qui vont s’identifier à une princesse qu’on ne voit qu’à la fin du jeu, en qui plus est, seulement en guise de récompense.

-[La Petite Blonde] Putain tu saoules.

Je blanchis. Je vois que je suis en train de me mettre tout mon groupe sur le dos.

-[Moi, faisant un faible sourire, essayant de rester le plus avenante possible] .. Désolé. Hum, et bien ce n’est pas grave, c’est seulement mon avis. Vous êtes en majorité, alors je crois que c’est vous qui décidez de toute manière.

Mais rien à faire, j’ai beau essayer de prendre sur moi, j’ai besoin d’air. Vite. Maintenant. Je prétexte une envie aux toilettes pour y foncer. Je bois un peu aux lavabos. L’eau froide me fait du bien. Je tremble. J’essaye tant bien que mal d’appliquer diverse technique de respiration que j’ai pu apprendre. Mais comme d’habitude, rien ne marche. Ce genre du sujet n’est juste pas fait pour moi. J’ai un trop grand sentiment de révolte, d’indignation, d’impuissance et d’injustice qui me traversent quand j’entend des choses pareilles. Mais je sais qu’il faut absolument que je réussisse a travailler avec eux. Il est hors de question je sois celle a cause de qui notre MSA sera nulle.

Je reviens en salle.

Je les retrouve en pleine conversation. J’interviens de temps en temps pour donner un avis, mais a chaque fois me fais rembarrer froidement par La Petite Blonde ou la Bûche :

– Nan mais c’est bon je sais !

– On s’en fout, tu nous fait perdre notre temps !

– Laisse tomber, arrête.

….

Je compte les minutes. Je les voit réaliser une MSA sans moi.  »Travail de groupe », c’est le mot sacré des MSA… Mon cul ouai. Au bout d’un moment, le sujet reviens sur le fait que ça soit des princes qui cherche une princesse. J’écoute en fermant ma gueule.

-[La Bûche] On pourrais mettre un prince et une princesse qui se battent pour aller chercher une princesse, mais…

-[La Petite Blonde et La Brune se regardent d’un air entendu en rigolant, gênée]

-[La Bûche] Ça voudrait dire qu’on montrerait des lesbiennes.. C’est mort, moi je montre pas ça. Putain c’est des gosses, je vais pas leur faire croire que c’est naturel quand même, parce que c’est juste dégueulasse. Ils sont trop jeune pour ça. Wesh

Tout le monde approuve en rigolant. Et moi J’en peux plus. Je me casse, en marmonnant vaguement en guise d’excuse un appel de mes parents. Je sors dehors. Il fait bien froid. Mais je m’en fout, je marche. Et je chiale. Je me sens capable de quitter à pied cet enfers.

Je déteste cet endroit. Les gens qui y sont. L’ambiance. J’ai tout sauf ma place ici. Je n’aurais jamais du venir. Je pensais quoi ? Que je m’étais soudainement transformée en quelqu’un d’ouvert et sociable ? Haha.

Je m’arrête, m’affaisse contre un mur. Je pars ? Je pars pas ? Je ne sais pas du tout quoi faire. Est ce vraiment nécessaire que je m’inflige ça ? Il reste 5 jours à tenir. C’est long 5 jours…

Je reste pendant une dizaine de minutes par terre, à rester là en regardant le ciel gris. Heureusement que j’ai pris des mouchoirs, pour ce BAFA. Je me sent un peu plus calme. Ou plutôt je n’ai plus de force. Alors, étant donné que je commence à ne plus sentir le bout de mes doigts, je finis par re-rentrer a l’intérieur, direction toilettes, en baissant la tête. Je me regarde, j’ai une mine épouvantable, pas coiffée, des énormes cernes, les yeux gonflé et rougis. Ils sont injecté de sang. J’ai l’air d’une droguée. Géniale, la discrétion.

Après un petit moment, je finis par rejoindre mon groupe. Il ne sont pas dupes, je pense qu’ils savent que je peux pas les voir en peinture. Mais tant pis, je continue ma comédie, avec un ton avenant et souriant. Ils me filent les affiches de la sensibilisation à faire. Je saute alors sur l’occasion, en prétextant devoir les faire dans la régie (là où est le groupe de Lulu) pour avoir un meilleur accès au matériel de dessin. Ils s’en foutent, et moi je pars, contente. Je m’installe près du groupe de Lulu, je n’ai pas très envie de causer, mais j’ai vraiment besoin de leur présence. Je me sens mieux. En plus, dessiner m’aide à me vider l’esprit, j’y prend beaucoup de plaisir.

Le soir, au dîner, j’assiste à un très (trop long) débat entre la Bûche et  »Méchant Flic » (qui était revenue entre temps), sur le thème des musulmans en France. Je suis de corvée nettoyage, alors je dois rester jusqu’à ce que tout le monde sorte. Elle et la Bûche sont les derniers. Et moi j’ai la tête comme une pastèque avec tout les événements de la journée. J’en peux plus d’entendre des débats houleux.

Finalement, La Bûche finit par sortir. Je peux nettoyer tranquillement. Jusqu’à ce que la formatrice m’aborde.

-Il parait que ça ne se passe pas bien dans ton groupe ?

Alors là, c’est clairement la dernière chose que j’ai envie d’aborder.

-Hum, c’est rien, on a juste beaucoup de différents à propos de nos valeurs. Donc c’est compliqué. [Je rigole doucement] C’est con en plus, c’est pas comme si ils m’insultaient ou quoi, ça ne devrait pas me toucher-

-Ça te touches.

Okay. Elle veut une conversation sérieuse. Et je sens que ça va parler psychanalyse. Je reprend :

-J’essaie que ça ne soit pas le cas, c’est juste qu’ils tiennent des propos parfois violents ou haineux. Ils ne m’insultent pas, mais c’est dur à entendre.

-Tu sais, si tu ne sais pas échanger avec l’autre, tu n’arrivera nulle part.

Traduction : C’est toi le problème. Ça commence à m’agacer. Je suis claquée, et je sens tournée la conversation sur quelque chose de beaucoup plus sensible.

-Je fais ce que je peux ! Et puis qu’est ce que ça peux vous faire ? Vous êtes formateurs, pas psy ! J’ai des difficultés, je prend sur moi et voilà ! Je ne vous ai rien demander !

-Et après ? Tu sera heureuse comme ça ?

-Mais qu’est ce que ça peut vous faire merde ?!

-Tu vois, tu te bloques. T’as tellement l’habitude d’être rejetée ou seul que t’es même pas capable de t’intégrer dans ton groupe. Et après ? Tu penses que ça sera comment, dans le future ?

Je suis dos à elle. Sur le point d’exploser. Elle continue toute seule.

-Si tu ne change pas, ne crois pas que tu vas t’ouvrira aux autres un jour. Plus tu grandira, plus tu seras seule. Tu veux finir reclus de la société ? Et ne me sort pas  »C’est pas de ma faute » On choisit ce que l’on est. Tu choisis d’être comme ça.

J’arrive au stade de la colère ultime. Elle veut se la jouer marraine la bonne fée qui fait réaliser au héro du film ce qu’il va pas ? Désolé mais j’ai passé l’âge pour qu’on me fasse ce genre de scène.

-TRÈS BIEN ! ET MAINTENANT QUE VOUS M’AVEZ BIEN TOUT BALANCÉ A LA GUEULE, JE SUIS SENSÉ FAIRE QUOI MAINTENANT ? HEIN ? MARRAINE LA BONNE FÉE ! 

Elle s’est approchée. Moi je hurle. Je crois d’ailleurs que j’y suis allé un peu fort avec la colère ultime car je commence à avoir du mal a respirer. Elle comprend vite que je suffoque. Elle viens me faire un massage de secours pour m’aider. Je m’entend marmonner

-Putain elle fais un crise d’angoisse..Merde…

Je suis pas encore morte, alors j’ai toujours la force pour penser très fort dans ma tête, mi-blasée, mi-énervée :

ET À QUOI D’AUTRE TU T’ATTENDAIS ??

Les minutes passent. Je me calme. J’ai rarement été aussi épuisée. Je tiens difficilement sur mes jambes. Lorsque je peux enfin sortir, il fait nuit noire. Méchant Flic m’a conseillée de retourner direct aux dortoirs pour me coucher. Mais je suis dehors. Et on voit les étoiles. Alors je m’assoit par terre. Et je regarde le ciel. J’ai plus la force pour bien penser.

Jamais j’aurai la force de finir ce BAFA…

Si je n’était pas moi, ce séjour serait surement super.. Je m’amuserai, comme les autres en ce moment aux dortoirs… Je jouerais aux cartes, je regarderai la télé, et ça serai bien… J’imagine que c’est peut-être bien tout ça, que cette expérience me fera les pieds.. C’est bien, si je galère, si je me sens pas à ma place.. Si je reste dans ma zone de confort, je finirais seule.. Comme Kelly l’a dit.. Seule..Je dois..Me sociabiliser..C’est pas grave si c’est un peu dur.. Je prend sur moi.. Ouai… Il faut que je sois forte… Tant pis si je morfle un peu au passage..

J’arrive plus à réfléchir convenablement..

Je remonte aux dortoirs. Je sais même pas comment j’ai fais. Je me couche direct, mais j’entend les paroles de ma formatrice qui résonnent dans ma tête. Impossible de dormir. Je sors la tête de ma chambre. Je vois les autres, dans le salons. Ils ont l’air de s’amuser. Je m’approche, et vois qu’ils jouent aux carte. Je ne sais pas jouer. Je soupire et m’apprête à repartir quand une voix m’interpelle.

-Ça va ?

C’est Dorian, il est dans la MSA de Maxime et Lulu. J’ai pas la force de mentir.

-Non

Il me regarde sans rien dire, et me propose un thé. Je décline et penche plutôt sur du lait chaud. On s’assoient sur des tables un peu a l’écart. Étrangement il me fait la conversation. J’arrive à lui parler de mes problèmes à m’intégrer, de mon engueulade avec la formatrice, de tout. Ça fait du bien, et c’est agréable de parler. A un moment je vois Méchant Flic passer dans le salon et me regarder. Je baisse la tête.

Une heure plus tard, dans mon lit, j’arrive à trouver enfin le sommeil.


Voilà, j’ai rien a dire, mis à part que je vais peut être laisser un temps ces articles, puis les effacer au  bout d’un certains temps. Je verrais.

Du bonheur dans vos vie.

Etat : Fatiguée

Mange : Bien

Boit : Eau

Regarde : Mes souvenirs

Lit : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Romain Puértolas

Ecoute : RADWIMPS – Nandemonaiya [from Your Name]

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Mon séjour en partenariat avec ma conscience. Partie 2

Bonjour/ Bonsoir à toute et à tous

C’est partie pour mon deuxième jour de BAFA 1

7h30. Me réveille. Direction petit déjeuner, avec en main 2 tranches de pain sans gluten que j’avais pris soin d’emporter dans ma valise, histoire d’avoir quelque chose à bouffer le matin. Puis c’est partie pour le deuxième jour de formation. Aujourd’hui, on aborde les notions importantes, comme le sacré-saint PSAADRAFRA (une méthode à suivre pour construire une animation).  Entre temps, c’est le moment des premiers TACs. Maxime passe en premier. Je sens que celui-là va mener la formation jusqu’à la fin. J’ai donc un aperçu de ce que doit être un TAC : Une petite mise en situation, où l’on doit créer un imaginaire autour du petit jeux/chant, en expliquant clairement les règles. J’ai capté la théorique, mais dans la pratique, je commence à stresser car je n’ai aucune foutue idée de ce que je vais pouvoir présenter. Mais dans le doute, pendant la pause du matin, je marque mon nom dans l’emploi du temps pour passer au TACs mardi et jeudi. Comme ça, c’est fait.

Après, direction cuisine. C’est le même problème qu’hier soir : J’arrive dans les première, et ne sais pas où me placer. Je s’assoie au hasard, mais cette fois-ci, j’ai des chaise vides à ma droite et ma gauche. Je repère plus loin le même groupe avec qui j’ai mangé hier midi, avec Maxime et Lulu. J’essai de participer à leur conversation, mais j’abandonne très vite, n’entendant pas la moitié de ce qu’il disent. Je ne le sens pas. Pourtant je me suis lavée hier soir, alors j’imagine que ce n’est pas l’odeur qui encourage les gens à mettre une distance de sécurité entre eux et moi.

Bon. On respire. On prend sur soi. Et on mange cette bouffe dégueulasse.

Après-midi. On nous annonce que l’on aura, en groupe de 5, à faire un grand jeux à mettre en place pour la fin de la semaine. L’on fait la composition des groupes par tirage au sort. Je n’écoute pas vraiment. Etant trop concentrée pour prier d’être avec Maxime ou Lulu, ou au moins des gens qui m’avaient l’air sympa. Puis je relève la tête, et je crois que je vais vomir.

Je regarde les équipes maintenant formées, marquées au tableau. Dans la mienne, il y a La Bûche, Racaille numéro 2, une blondinette qui ne m’avait pas semblée super agréable hier et une brune qui est déjà sur son portable, à s’en battre les ovaires. La Bûche commence déjà fort en décidant pour tout le groupe que l’on allait choisir un jeu d’opposition. Pas la force de le reprendre, de toute façon son choix est fait, envers et contre tout. Ainsi soit-il.

Mon groupe est un désastre.

Je regarde les autres : Maxime lui, c’est retrouvé avec Lulu et une autre fille, Morgane qui m’avait semblé sympa et forte tête ainsi qu’avec un autre mec qui lui aussi m’avait semblé sympathique, Dorian. Ils commencent déjà à s’organiser. Je crève de jalousie. J’ai même pas la force d’encourager mon propre groupe a s’organiser de même. De toute façon c’est déjà la fin de la journée.

J’essaie d’arriver à la cantine en même temps que tout le monde, pour pouvoir m’asseoir à coté du groupe de Lulu. Mais rien à faire, les gens se décalent d’une chaise. Il y a LITTÉRALEMENT un no man’s land, au milieu de la table, avec moi au centre.

Okay. On respire. Fort. Ça va aller. Ce n’est que 8 jours..

Après le dîner, direction chambre. Je suis dans les premières à passer à la douche, j’aimerai bien y passer trois plombs, et même m’y noyer dedans si possible. Mais l’eau est froide. Tant pis, je ferai ça une autre fois.  Je me dirige dans le salon. Les gens y causent et rigolent. La plupart jouent aux cartes ou regarde la télé avachis sur les divans. Je tend l’oreille. On parle de fumette, de rappeurs, d’émissions télévisées, ou de private jokes (surement crées hier soir). Le tout forme un tableau qui me fait soudainement penser à la maison de Secret Story. J’ignore pourquoi, vu que je ne regarde jamais je genre d’émissions. Je me sens pas à la place, je pars me coucher, la boule au ventre. Dans mon lit, je réfléchie a ce que ferai le personnage principal du roman  »On est tous faits de molécules ». J’aimais bien ce personnage. Un petit surdoué qui prend toujours les situation de manière la plus objective et pragmatique possible, et qui arrive toujours avec sa logique, à tirer partie de la pluparts des situations foireuses dans lesquelles il se trouve.

Peut être dois je considérer ça comme une épreuve sociale et psychologique où je dois réussir à m’adapter ?

Mouai, c’est moyen mais je n’ai que ça. Alors va pour l’expérience sociale et psychologique. Je n’ai absolument pas hâte que ça soit demain.


Je n’ai pas vraiment grand chose à dire sur ce deuxième jours, mais il est nécessaire que je le raconte pour mettre bien en place le reste du séjour et l’évolution des événements.

PS : Peut être que pour certaines personnes, la vision que je montre de moi dans ce séjour BAFA tranche vraiment avec ce que je montre sur le reste de mon blog, ou même de ce que je montre dans ma vie pour ceux qui me connaisse. Je ne suis pas parfaite, et j’ai, pour le meilleur et pour le pire, la caractéristique de  ressentir tout extrêmement fort : Oui, mes réactions sont disproportionnées. Oui, je ne peux m’en prendre qu’à moi même si les choses ne vont pas dans mon sens dans ce séjour. Oui, mon attitude n’est pas la bonne à avoir dans une vie de groupe. Je sais.

Mais c’est à ça que sert ce genre d’expérience, à faire évoluer.

Belle vie a vous.


Etat : Impatiente

Mange : Des fajitas (mais j’aime pas ça)

Boit : Beaucoup d’eau

Lit : Des articles utiles.

Regarde : Le temps qui avancent, mais mes révisions non

Ecoute : Acceptance, Gumi, I’m still here (from Treasure Planet) John Rzeznik

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Mon séjour en partenariat avec ma conscience. Partie 1

Bonjour/ Bonsoir a toutes et à tous

Pour la première fois depuis longtemps, j’envoie valser mes révisons du bac. Pas envie de reprendre le travail, pas encore. Pas juste après avoir passé dans une bulle les 8 jours les plus intenses de ma pauvre vie. J’ai pu voir et ressentir que, après tout, la vie, ce n’est peut être pas totalement du carton*… (Des minces illusions)

En effet, je suis allés passer mon BAFA 1 ( on l’obtient au bout de 3 parties). Et comme ça faisait longtemps, j’ai décidé de faire ça bien, en alternant texte et BD. Parce que je pense que j’ai vraiment trop de trucs à dire, que je dois exprimer d’une manière ou d’une autre.

(Toute personne ressemblant a une patate dans mes dessin n’est que le résultat d’un acte fortuit. Veuillez m’en excuser par avance, merci.)

BAFA 1

Je me suis assise. Personne ne parle. J’ignore totalement où sont les formateurs. Tout le monde attend dans un silence de mort. Rapidement, je fais ce qu’il faut toujours faire le premier jour d’ séjour en internat : Classer les personnes. Je repère sur ma droite une petite dreadeuse. Instantanément je sais que je vais essayer d’être dans la même chambre qu’elle. Elle a l’air calme, et il me faut absolument une base calme dans un séjour, sinon je peux vite péter un câble, à cause de me sensibilité au bruit. A ma gauche, deux racailles. Près de la dreadeuse, un geek, au vu de ses chaussures. Devant moi, un blondinet à longue mèche. Peut être était il émo dans une autre vie ?

Je soupire. Peut être suis-je tombé sur une arnaque ? Une fausse formation BAFA ? Je m’ennuie, et fixe le sol. Mais même le sol m’ennuie. Il est moche, avec ses mosaïques complètement aléatoires.

Soudain, on entend des pas arriver. Finalement, ce n’est pas encore aujourd’hui que mon ennuie me tueras. Un homme entre, en lançant comme une fleur  »Désolé du retard ». Il se trouve qu’il sera mon formateur pour ces 8 jours Je le regarde mal, il m’énerve. Il s’assoie, et a nouveau, c’est ce putain de silence qui revient. Je déteste déjà cet endroit. (Comme quoi, les première impressions restent super importantes). J’aurais mieux fait de rester chez moi et réviser mon bac.

Après avoir qu’il ai tenté une approche pour nous faire parler en vain, on entend un autre bruit de pas. C’est la deuxième formatrice. En voyant l’ambiance, elle prend rapidement les choses en main. Clairement, elle nous annonce qu’elle jouera le méchant flic, et Mour. (l’autre formateur), le gentil flic.

– » Si Mour. est là pour vous faire rire, moi je suis là pour vous faire pleurer.  »

Okay. Je veux rentrer. Là encore j’ai la mauvaise intuition que ça va  vraiment pas le faire avec elle.

L’on commence a faire des jeux pour se présenter et apprendre à se connaitre. C’est ainsi que j’ai pu parler avec la dreadeuse, j’ai nommé Lulu. Et en effet, elle a l’air très calme et très sympa. Pendant ces jeux, même si le cœur n’y est pas vraiment, j’essaie de faire bonne figure et de jouer la  »fille sympa ». Même si je sais très bien que ça ne marchera pas très longtemps si je ne sympathise pas très vite avec des gens.

Les présentation faites. On nous explique le programme : Durant la semaine, nous auront tous des projets à faire et à montrer :

  • 2 TACs (des petits jeux ou des petits chants) a faire individuellement, avec le reste des stagiaire qui jouent le rôle des enfants.
  • 1 MSA (une mise en situation de grands jeux) à faire en groupe, avec toujours, les stagiaires dans le rôle des enfants.
  • 1 travail d’art plastique à présenter en fin de semaine.

Je regarde Maxime se porter volontaire pour passer dès le lendemain pour les TAC.  Perso je n’ai pas le courage, je passerai plus tard.

Après cette annonce, les formateurs nous divisent en différents groupes afin d’organiser le salle de formation et la salle de rangement (la régie), qui seront nos lieux de travail pour les 7 prochains jours. Dans mon groupe, charger du rangement de la régie, je repère et apprend quelques noms. Le geek : Maxime. Il se place directement a la tête du groupe grâce a ses idées qui fusent. Une des racailles : Ewan, mais pour moi, il s’appellera ‘‘La Buche »jusqu’à la fin du séjour, du fait de son incroyable manque de subtilité. Le blondinet, Aymeric. Il m’aide a accrocher les décorations de la régie.

A la fin : Analyse. Nous devons expliquer devant le reste du groupe nos choix de rangement. Maxime explique donc. A un moment donné, j’entend a travers le flot de paroles  » faire un partenariat ». Et là c’est le drame. Sans rien comprendre, j’observe avec des yeux rond Le Bûche ainsi qu’une partie du groupe hurler de rire. Ils font trop de bruit, et me saoulent. Je les trouvent bien cons a rire de ça alors que la moitié ne conjuguent pas leur verbes lorsqu’ils parlent.

Enfin je dessine ça mais je ne suis pas très bien placée pour faire la morale étant donné que je case aussi « partenariat » à toutes les sauces

Après cet événement (le mot  »partenariat » deviendra tout de même la running joke du stage), direction la cantine. J’arrive dans les premières. Choisir sa place est plutôt délicat, alors je prend au hasard une place au fond en priant pour que des gens se mettent à coté de moi. (ce type de moment résume bien ma vie). Au finale, ma bonne étoile veille sur moi et je peux manger entouré de gens. Parler m’évite de trop sentir le gout immonde des plats, même si je n’ai pas grand chose à dire malgré quelques tentatives.

Après manger, on retourne dans la salle, l’après midi se déroule sans trop d’embrouille. On nous fait monter dans les dortoirs afin que nous choisissions nos chambres. Moi je m’en fous du moment que je suis avec Lulu. Les autres filles se précipite dans les chambres roses, tandis que nous choisissons une chambre bleue. Moi ça me vas. Nous sommes rejoins par une troisième personne, une petite qui s’appelle Angel. , elle a l’air calme elle aussi. Au moins j’ai ma base tranquille maintenant.

Nous retournons ensuite dans la salle de formation. Je commence tout juste a me détendre et commencer d’apprécier l’ambiance quand tout à coup:

-OUVREZ ! Y A QUELQU’UN ?! IL FAUT SORTIR !

Ni une ni deux, on se précipite vers la sortie. J’ai même pas eu le temps de prendre mon manteau, ni mon sac. Je crève de froid, il fait nuit, les pompier sont là et on ne sais pas ce qui se passe. On est tout dehors, les gens se rejoignent par petits groupes pour rigoler et dédramatiser un peu la chose. Je n’ai pas assez familiariser pour cela, alors je reste seule en priant pour qu’y ait pas eu un attentat ou une autre connerie de ce genre. Pour attendre, les formateurs nous placent dans un petit local. On est tout claqués. Je n’ai qu’une envie : Foncer dans ma chambre bien au chaud (le matelas m’avais sembler confortable en plus).

Après une petite demi heure, nous pouvons retourner dans les locaux. Direction cantine pour le dîner. Cette fois ci, je suis seule. Devant moi, a ma gauche, et a ma droite : Des places vides. J’inspire, me demandant vaguement si je ne pue pas. De toute manière, ce n’est pas comme si je n’avais pas l’habitude.

Enfin, on peux monter dans nos dortoirs. Douche/Brossage dents/Dodo. Je m’endors a 21 heure. J’entend les autres stagiaires rigoler dans le petit salon près des chambres, mais je n’ai pas la foi d’aller les rejoindre. Flemme. En plus demain, c’est 7h30 le lever.


C’était mon premier jour de Bafa. En soit ces articles n’auront aucun intérêt pour les personnes qui n’y étaient pas aussi, mais tant pis, je fais juste ça pour moi, j’en ai besoin. Je vais essayer de tenir et de raconter les 7 autres jour . Je me ne met pas de restrictions, je continuerai soit en écrit, soit en BD, selon mes envies.

Enjoy les gens !

Etat : Me sens seule

Mange : Pas grand chose

Boit : Lait chaud

Ecoute : When can I see you again ?, Owl City, High Hopes, Kodaline, Rolling Girl, JubyPhonic, Shelter Porter Robinson & Madeon –

Lit : Mon BAFA sous un autre point de vue.

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Les cruelles fluctuations du divertissement

Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous 

Vacances d’hiver vous voilà putain !  Je suis tellement contente de pouvoir faire une pause ! Dommage que cela se fasse sous un nuage de pollution mais bon…

Vous connaissez sûrement la chanson, je la fait tout les ans : J’adore l’ambiance des fêtes de fin d’années. On va pas y passer 3 plombs. Ainsi je vais commencer par vous résumer vite fait ce qu’il c’est passé avant, genre ce moment de vide où j’ai déserté ce blog.

Bah il c’est pas passé pas grand chose. Ma vie est embourbée dans du travail. Toujours, encore, et à jamais, du travail. Comme je ne suis pas productive, je suis obligé de beaucoup bosser pour avoir des résultats bons/moyens. Et donc avec mes FA-BU-LEUX horaires d’emploi du temps qui ont la bienveillance de m’empêcher de pratiquer tout loisirs extrascolaires et de me laisser tout juste le temps de : Réviser, faire des fiches, ranger, faire les exercice/disserte/explications de texte et, dans le meilleur des cas : lire et avoir une nuit entière de sommeil, je ne suis du coup pas forcement toujours super fraîche et dispo pour pondre un joli article tout chaud avec dessins et trucs drôle à raconter.

#dieforherwork

Mais bon, malgré tout ça, il y a quand même des petits trucs positifs qui m’empêchent de bouffer mes cours pour aller les vomir sur le bureau de mes profs. Par exemple j’ai été vachement contente de voir qu’il y avait des gens sympas qui siégeaient à l’AG (ma lueur d’espoir dans les ténèbres de ma vie), et aussi de voir qu’une journée des Talents va possiblement être refaite cette année ! Joie !

Mais maintenant, plus besoin de tout ça. Me voilà libérée de toutes mes obligations scolaire. Je n’ai plus à me lever tôt, plus à m’habiller bien, plus à travailler. Je peux VIVRE MA VIE ET ALLER BOUFFER DES CRÊPES ET CHURROS AU MARCHÉ DE NOEL. Je dis Fuck à tout le monde. Et je ne partagerai PAS mes chocolats.

Que d’enthousiasme ! (Faut dire que c’est la première fois de ma vie que j’ai un calendrier de l’avent pour moi toute seule…)

Aussi j’ai pu avoir le temps de gribouiller 2/3 petits trucs, et de faire les cadeaux d’anniversaire de Mr.M. Parce oui, c’était son anniversaire. (il est grand maintenant !) Alors je vous montre tout ça.

 Tout sauf traviller   Face

She is not amused

Etude poses combat

Etude expressions

Et enfin, just for you :

A beautiful day to be burning in hell

Bon, c’est pas des illustrations de malade, mais je suis quand même satisfaite de moi, étant donné le peu de temps que j’avais. Sinon, pour le croquis avec des expressions différentes, je l’ai fait car j’aurai bien envie de changer un petit peu le style de la gueule d’Inertie quand je la dessine. J’en ai un peu marre du style simpliste. Mais c’est encore à voir. (et non je ne parle pas de moi à la 3ème personne du singulier comme César, c’est juste que je considère qu’Inertie c’est pas moi)

J’ai également, avec Halloween et ensuite l’anniversaire de Mr M, fais pas mal de petits bricolages, parce que j’aime bien changer du dessin parfois. Si ça vous intéresse, je met des photo de quelque-uns de mes travaux :

P1040504

Un espèce de masque/crâne calavera.
Matière : cartons, bâtonnets en bois, encre de chine noire et encre blanche.
Je me suis éclatée à faire pleins de détails !

 

V A056

V DC71

Collier Manuel Calavera du jeu Grim Fandago

Matière : Pâte Fimo et encre de chine
Cadeau pour Mr M qui à cassé son ancien pendentif

WP 20161216 003

WP 20161216 004

Poupée Greed, du jeu The Binding of Isaac.

Materiaux : Chaussettes, pièces anglaise, balle, ficelle, papier bulle, fils/aiguille

Première fois que je fais une peluche, plutôt fière de moi.

Voila voilà.. Pas mal de chose… J’ai pas trop grand chose d’autre à dire… Si ! Vaiana, le nouveau Disney. Bah il est cool. Mais franchement, quand tu compares ça avec Le petit Prince, de 2015, ça devient vraiment fade à côté. Donc, vive le Petit Prince ! Bonne fêtes à toutes et à tous si je ne reposte pas d’ici là !

Inertie


Etat : Heureuse

Regarde : Vaiana, la Légende du bout du monde, Disney/ Le Petit Prince, 2015, Mark Osborne/ Le Petit Prince (comedie musicale) Richard Cocciante

Ecoute : Musiques de la comédie musicale du Petit Prince/ Mon amie la rose, Natasha Atlas/ High Hopes et All I want, Kodaline 

Lit : Le Jour des Fourmis, Bernard Werber/  Morgane, Kansara et Fert

Boit : Lait chaud au chocolat

Mange : Tiramisu au café, Kit Kat balls, Kinders et parfois des fruits.

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